samedi 16 avril 2011

Le pouvoir de l'imagination

Un "Alice au pays des Merveilles" moderne, voilà, pour résumer en gros, ce qu'est "Sucker Punch", de Zack Snyder, avec Emily Browning, Abbie Cornish, Jena Malone, Scott Glenn, Oscar Isaac, Jamie Chung, Vanessa Hudgens, Carla Gugino, etc.
Un jeune fille de 20 ans vient de perdre sa mère. Elle et sa sœur en sont les uniques héritières ; mais leur beau-père ne voit pas ça du même œil. Pour sauver sa jeune sœur, la jeune fille s'empare du pistolet du beau-père et lui tire dessus. Malheureusement elle le rate, mais la balle n'est pas perdue pour tout le monde et la petite fille meurt. La police retrouve sa trace vers la tombe de feu sa mère.
Elle est emmenée par le beau-père dans un asile psychiatrique pour filles, et s'arrange avec un gardien véreux pour qu'elle soit lobotomisée. C'est alors que la jeune fille entre dans un monde imaginaire pour, plus ou moins, combattre la réalité. Elle s'appelle Baby Doll et se retrouve dans une sorte de maison-close/salle de spectacle. Quand on lui demande de danser, elle entre à nouveau dans un monde imaginaire où elle doit combattre des ennemis pour se libérer. Accompagnée de 4 autres filles (Rocket, Sweet Pea, Amber et Blondie), elle va tenter de remplir les missions que lui donnent un homme mystérieux pour, à la fin, pouvoir s'échapper si elle réussit.


Des mondes dans un monde dans un monde, non ce n'est pas "Inception", c'est la force de l'imagination. Comme le dirait Jean Claude Van Damme mais pas de cette manière, plus traditionnellement : Quand on veut, on peut, et même... la fin justifie les moyens...
On passe d'un monde réel glauque à un 1er monde imaginaire plus "glamour", enfin presque, et enfin à des mondes imaginaires presque et de plus en plus cataclysmiques : Des samouraïs géants, la 1ère guerre mondiale revisitée, des monstres et des dragons, puis un monde extraterrestre et victime du terrorisme. Je ne vous raconte pas tout, promis, ce serait dommage de vous dévoiler la fin ;)


Jeux de non-dits et surtout de non-vus, le spectateur est obligé lui aussi de faire fonctionner son imagination, et ça, dans un film, c'est très bon.

Je dirais qu'il y a à nouveau une grande influence de la BD, même du manga.
Beaucoup d'action, et même si tout n'est pas crédible, c'est justifié justement par cet imaginaire, encore plus fort que le rêve puisqu'il est contrôlé.

J'ai trouvé ça très sympa de jouer sur plusieurs registres : le gothique, la guerre, le fantastique, le fantastique, le psychologique, etc., surtout avec une telle qualité esthétique. En plus la bande-son ne gâche rien ;)




4 commentaires:

  1. Je n'ai jamais été Alice-maniaque alors un film de plus sur le sujet....

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  2. c'est un jeu ou un film, je vais relire j'ai pas bien compris en fait !

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  3. C'est sur, il ne fallait pas chercher trop loin en terme de cohérence de scénario et de jeu d'acteur... Mais pour un film qui se voulait uniquement divertissant, le contrat est rempli ! J'ai bien aimé les ambiances "rétro" qui empruntent à tellement de genres stylistiques que l'histoire est bien difficile à replacer historiquement. C'était bien beau, malgré quelques lenteurs et effets redondants sur la fin.

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  4. Mab : ce n'est pas clairement énoncé comme tel, mais le fond y est ;).

    Maé : C'est un film, c'est dans la catégorie "J'ai enfin vu" ;) Mais c'est vrai que ça peut faire penser à un jeu vidéo :).

    Armo : Oui c'est un sacré mélange, mais plutôt bien réussi :).

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