mercredi 2 novembre 2011

5 jours, 7 heures

"127 heures", soient 5 jours et 7 heures c'est le temps qu'a passé Aron Ralston au fond d'un canyon en plein désert, en avril 2003, le bras coincé par un rocher ; c'est aussi le titre d'un film, tiré de cette histoire vraie et de son livre Plus fort qu’un roc. Film de Danny Boyle, avec James Franco, Amber Tamblyn, Kate Mara, Clémence Poésy, etc.
Aron est un jeune homme solitaire et aventurier. Il aime partir dans le désert, le canyon, les grands espaces quoi.
Il rencontre 2 filles perdues et les aide à retrouver leur chemin, puis repart vers son but du weekend.
Tout à coup, il chute au fond d'une crevasse et un énorme rocher lui coince le bras... Il est prisonnier, rien à faire, ça ne bouge pas. Il fait l'inventaire de son matériel et de ses--maigres--provisions, et s'ensuivent de longues heures à essayer, à espérer, à délirer, à rêver et à survivre...



Comme souvent dans les films de Boyle, l'hallucination et le rêve ont une grande place, et c'est le cas ici aussi.
Le challenge du film, c'est bien, comme ce le fut dans "Buried" de tenir le spectateur en haleine pendant toute la durée de ce calvaire immobile. Et Boyle réussit parfaitement justement avec ces phases oniriques, mais aussi avec les enregistrements au camescope et chaque micro évènement qui en devient important (un corbeau, un rayon de soleil, etc.)
Pour vous donner une idée, prenez "Buried" et "Into the Wild", et un peu de "Trainspotting", transférez le tout dans le désert, et vous aurez--presque--une idée du film, sauf qu'il contient une légère part d'humour même pendant l'épreuve... Et la fin est différente, mais je n'en dis pas plus.


14 commentaires:

  1. Eh bien pas assez à son goût à mon avis :D

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  2. Et pendant ce temps là, sa "soeur Susan" chantait, chantait...!^^

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  3. je me souviens de la vraie histoire!! j'y failli la méttre dans les histoires extraordinaires et puis j'ai choisis le mec tombé de 40 étages a NY qui a survécu ....
    ça doit étre long tes 127h quand c'est comme ça , c'est une éternité ... faut voir si le film va pas me saouler sur cette longueur ...

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  4. Eh bien en fait, c'est fait de telle façon qu'on ne s'ennuie pas, parce qu'en tant que spectateur, on ne reste pas vraiment dans le fond de la faille, on voyage dans les rêves et les hallucinations, et les souvenirs du gars ;)

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  5. ok je note alors ... pour le moment j'ai du mal s'il n'y a pas d'action!
    bisous

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  6. Oui je l'ai trouvé vraiment extra ! Avec Slumdog millionnaire que j'ai vu ya pas longtemps non plus, j'ai vraiment découvert un nouveau bon réalisateur ! Si tu l'as en DVD, le reportage sur le sauvetage raconté par le Aron et sa famille est incroyable et donne une dimension supplémentaire qui n'est pas évoquée dans le film ! :D

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  7. Ah non, je n'ai vu que le film... Mais un morceau de ce reportage chez mon frère.

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  8. Linda : C'est un autre genre d'action ;)

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  9. Je l'ai vu au ciné en début d'année. Il est vrai que le film est impressionnant, et parvient à rendre frénétique l'immobilisation et le désert. Surtout que le grand honneur de Danny Boyle est de ne pas s'éloigner de son personnages.
    Il multiplie alors les angles de vue étonnants, comme la bouteille vide filmée de l'intérieur (je ne sais toujours pas si je trouve ce plan "trop" ou réellement signifiant). La pléthore de cadrages différents (et de cadres dans le cadre, notamment grâce à la caméra du héros), cherchant l'originalité en même temps que l'authenticité, ne serait cependant pas suffisante à mon avis s'il n'y avait l'interpétation extraordinaire de James Franco.

    Il est vraiment émouvant et fait rentrer en empathie avec le personnage, dont la détresse du discours à la fin est poignante.

    Surtout, Boyle se souvient parfois qu'il n' pas besoin de frénésie, et qu'un rayon de lumière qui se déplace au fond d'un ravin, lentement, comme une immatérialité à laquelle le héros aimerait se raccrocher pour échapper à la matérialité brute du roc qui le maintient captif, donne une poésie tragique bouleversante.

    Est-ce la saturation d'effets de styles qui fait que le film ne me parait pas inoubliable ? Si l'histoire l'est, le traitement du réalisateur n'est pas vraiment à la hauteur de son immense talent.
    Reste un très bon film quand même, et une histoire qui conjugue le désespoir d'une situation inextricable avec la volonté de vivre comme espérance et optimisme ultime. Domage qu'avec ce matériau, on n'est pas un chef d'oeuvre.




    SPOILER !!!!!
    Une des qualités du film est la bande-son. Non pas la musique, mais l'intervention hyper-intelligente de sons "signifiants". C'est à mon sens une des grandes trouvailles du réalisateur.
    Ainsi, lors de la scène obligée où le héros se coupe le bras (conformément à la réalité), des sons très pointus font penser aux nerfs qui se réveillent dans ce bras engourdis et qui font subir par "pointe" le martyre au malheureux.
    Personnellement, j'ai ressenti à ce moment là quelque chose d'insupportable, comme si le son me vrillant les oreilles faisait partager l'épreuve physique du personnage. Impossible de l'oublier.

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  10. Re-désolé pour les fautes. Je m'enfonce.

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  11. Dans un film, chacun à sa part... réalisateur, acteurs, décorateurs, directeurs photo, son, etc. c'est une espèce d'alchimie.

    Pas facile de faire un chef d’œuvre cinématographique, surtout avec la "masse" de films qui sortent, les délais à respecter (ou non), les imprévus, et puis quant on doit aussi respecter une histoire vraie, j'imagine qu'il y a des contraintes et que Boyle n'a sûrement pas fait ce qu'il aurait fait si l'histoire avait été modelable. Mais c'est un challenge, et je trouve qu'il s'en est bien sorti, tout en y mettent de sa propre patte ;)

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