vendredi 11 janvier 2013

Un rêve, un conte

"Twixt", de Francis Ford Coppola, avec Val Kilmer, Elle Fanning, Ben Chaplin, Bruce Dern, etc. est un conte macabre et onirique issu lui-même d'un rêve du réalisateur.
Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois avant sa sortie. Et quand il est sorti en France, il n'est passé que dans très peu de salles, et pas du tout par ici. Il a donc fallu que j'attende (avec impatience) la sortie en DVD.


Hall Baltimore est un écrivain qui n'est plus à la mode. Il écrit des histoires de sorcières. Il s'arrête dans une petite ville pour y faire la promo de son dernier livre. Et c'est la que le shérif, Bobby Lagrange, lui parle du cadavre qu'il a dans sa morgue. Bobby aimerait co-écrire un livre sur le sujet avec Baltimore. Comme ce dernier a besoin d'argent, il décide de s'y intéresser, surtout après le rêve mystérieux qu'il a fait cette nuit là :
Il se balade dans la petite ville, se retrouve dans les bois et rencontre une jeune fille, de l'âge de sa propre fille décédée ; ils discutent et arrivent vers un ancien hôtel où avait séjourné Edgar Poe en 1843. Cet hôtel est ouvert alors que dans la journée il était presque en ruine.
Virginia, la jeune fille, ne veut pas y entrer, mais Hall si et y rencontre deux personnes qui lui parlent des enfants enterrés sous le sol.
En ressortant, il rencontre Edgar Poe qui semble vouloir le guider. Puis il se réveille.
Il va ainsi entamer une enquête pour savoir ce qu'il s'est vraiment passé dans cette petite ville, et la nuit, il retourne dans son rêve pour que Poe lui raconte la fin de l'histoire.

C'est un rêve, c'est un conte, c'est un rêve dans un rêve.
C'est drôle et émouvant à la fois. Sombre et angoissant, décalé et ironique, poétique et onirique.
Pour vous situer l'ambiance, vous prenez bien sûr du Poe '"Le Diable dans le beffroi", "Bérénice", "Le Chat noir"/"La Barrique d'Amontillado", "Ne pariez jamais votre tête au diable", vous ajoutez l'esthétique de "Sin City" pour les scènes de rêves et l'atmosphère étrange de "Twin Peaks" pour la petite ville (j'ai même eu un flash-back de "The X'Files" ("Closure", saison 7) lorsqu'on voit les enfants en rêve); avec tout ça vous devriez avoir une vue assez nette de l'esthétique et de l'ambiance de ce film.
Bref, une note de poésie dans ce monde de blockbusters, ça ne fait pas de mal, et je pense que ça aurait pu plaire à Poe ;)


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