jeudi 7 février 2013

Dilemmes, choix et compromis


Nous sommes allés voir "Lincoln", de Steven Spielberg, avec Daniel Day-Lewis, Sally Field, David Strathairn, Joseph Gordon-Levitt, Tommy Lee Jones, etc.
Après avoir chassé les vampires en 2012 au cinéma, Lincoln chasse ici les voix. Oui, les voix dont il a besoin pour faire passer le 13ème Amendement de la Constitution des USA, à savoir : l'abolition de l'esclavage. Mais comment faire quand même la population est, en grande partie, pas forcément contre l'esclavage (parce que quand même c'était une sacré économie de ne pas payer tous ces gens !) ?
Le film raconte l'art et la manière qu'a eu Lincoln pour obtenir ce qu'il voulait. Alors certes, ce n'était pas toujours dans les rails, mais c'était pour la bonne cause, bonne cause que peu d'entre eux avaient perçue à l'époque.
En même temps, la guerre de Sécession fait rage, et il faut tout faire pour l'arrêter. Cependant, l'abolition de l'esclavage ne pourra sans doute passer que si la guerre n'est pas encore terminée...
Le film en lui-même est très bien, sans être extraordinaire ou extravagant, il est juste, mais ce qui fait la différence, c'est le jeu des acteurs. Daniel Day-Lewis incarne très bien le Lincoln fatigué mais toujours pétillant des dernières années (même si je n'ai jamais connu personnellement Lincoln :p)
Pétillant, oui, par toutes ses remarques, anecdotes et historiettes savamment placées dans ses discours et ses conversations.
Alors c'est sûr, en France, par exemple, on est moins marqué par l'histoire des États-Unis (mais tout de même, l'abolition de l'esclavage dans ce pays est un fait marquant), on risque donc de ne pas tout saisir, du moins du 1er coup. Par chance, lors de mon DEUG d'anglais surtout (puis un peu ensuite en licence et maîtrise) j'ai pu m'instruire sur le sujet, quand à la biographie de Lincoln, même si elle n'avait pas été approfondie alors, j'avais lu Abraham Lincoln, Vampire Hunter qui, bien que roman de fiction, se basait sur quelques faits réels (comme les liens avec son père, la mort de son fils, la dépression de sa femme, etc.)
Mais on s'aperçoit tout de même que, malgré les années, que dis-je, les siècles, on n'évolue que très lentement, enfin, certains d'entre nous, comme ceux qui, par exemple, crachent leur haine contre le mariage homosexuel, comme si ça allait leur retirer des droits à eux-mêmes...

Ce film est inspiré d'un livre : Abraham Lincoln : L'Homme qui rêva l'Amérique, de Doris Kearns Goodwin.

Edit : j'ai par contre été un peu gênée par la VF. La voix de Lincoln, qui est la même que celle de Monk, ne collait, je trouve, pas au personnage d'orateur.



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