mardi 9 décembre 2014

Symphonie littéraire

En tant que pire blogueuse du monde, cela fait bientôt 2 mois que je n'ai pas fait de note ici...
Je ne sais pas ce qu'il me prend aujourd'hui, peut-être le soleil, peut-être l'approche des fêtes de fin d'année... qu'en sais-je, mais j'ai envie de vous faire une petite note.
Elle va vous parler d'un livre, un roman, dont j'ignorais l'existence jusqu'à ce que j'entende parler du film "Cloud Atlas". Je l'ai attendu des mois avec envie, ce film, et je n'ai pas été déçue.
D'habitude, je préfère lire le livre avant, mais là bon, il y avait Tom Hanks dedans... ça ne me dérange pas de voir Tom Hanks en esprit en lisant un roman ;)
Il y a quelques temps j'ai donc sorti ce livre de ma PàL, il était assez gros et comme j'étais en plein déménagement je me suis dit qu'en le lisant lentement, ça tiendrait jusqu'à ce que je déballe mes cartons. En fait non, mais c'est pas grave, il me reste encore en tête à présent.



Cloud Atlas, Cartographie des nuages en version française, de David Mitchell chez Points...
Imaginez des feuillets de manuscrits (ou tapuscrits), 6, enchevêtrés. On ouvre le 1er au milieu, on y place le 2ème, et on fait de même jusqu'au dernier. 6 histoires différentes mais liées, 6 narrations différentes (journal intime, lettres, roman, récit écrit, interrogatoire, récit oral) qui contiennent comme des trous de ver menant à une des autres histoires.
C'est un peu ça Cloud Atlas, comme dans le film me direz-vous. Oui le film, et ce n'était pas gagné, a réussi à mettre ce roman en images.

La première histoire se passe au XIXème siècle entre îles du Pacifique et bateau les reliant. Un notaire de la côte ouest des États-Unis relate son périple et sa maladie dans un journal.

Journal qui est abruptement coupé et qui laisse place à l'histoire suivante, celle d'un jeune virtuose bisexuel peu avant la 2ème Guerre mondiale, entre Angleterre et Belgique. Ce sont ses lettres à son amant qu'on lit, toutes ses aventures, mésaventures ; c'est lui, le compositeur de la partition "Cloud Atlas".

L'amant, on le retrouve dans l'histoire suivante, dans les années 70. Il n'est pas non plus le personnage principal. Il est scientifique. Le personnage principal est une journaliste. Elle met son nez là où on ne voudrait pas qu'elle le mette et s'attire des ennuis...

Ceci deviendra le manuscrit d'un roman qui tombera dans les mains d'un éditeur chanceux puis malchanceux, dans l'histoire d'après à l'époque contemporaine, puisqu'il se retrouve malgré lui enfermé dans une maison de retraite !

Le récit de cet éditeur deviendra un film, qui aura survécu et qui sera encore visible par une poignée de privilégiés dans le futur. Notamment par Sonmi-451, une factaire (une clone esclave), objet d'une expérience prouvant que ces factaires peuvent évoluer. Elle s'est fait arrêter et ce qu'on lit est une sorte d'interrogatoire filmé.

Sonmi, encore quelques décennies (siècles ?) plus tard, après de monstrueux dégâts provoqués par le nucléaire, reste une icone, une déesse, pour certains habitants de la planète, retournés pour certains à l'état quasi sauvage...

Je n'en dis pas plus, c'est un très beau livre, un belle multi-aventure qui reste en mémoire longtemps après sa lecture.

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