mercredi 1 octobre 2014

Précis précieux de philosophie


Le Monde de Sophie, de Jostein Gaarder, aux éditions du Seuil, est un livre sorti à la fin du siècle dernier (oui, le XXème ^^) mais toujours d'actualité ; et pour cause, il parle de philosophie et d'histoire (et aussi un peu de sciences).
Sophie est une jeune fille dont la vie va soudain basculer à cause de/grâce à une lettre, puis 2, puis plein. Ces lettres sont soit des questionnements, soit de longs textes sur l'histoire de la philosophie, envoyées par un mystérieux inconnu (qui ne le restera pas tout au long du roman).
Grâce à ces courriers, Sophie va se poser de plus en plus de questions sur la vie, sur ce qui l'entoure, et va trouver des réponses. L'inconnu lui en fournira aussi...
Mais petit à petit, nos protagonistes s'aperçoivent que leur existence n'est peut-être bien pas celle qu'ils croyaient jusqu'ici... Et si toute leur vie n'était en fait que le produit de l'imagination de quelqu'un d'autre ? A fortiori, si notre vie de lecteur, à nous, n'était que le fruit de l'imagination de quelqu'un d'autre ?
Ce roman nous pousse ainsi, non seulement à réfléchir à l'évolution de la pensée de l'Homme, mais aussi sur notre propre existence : qui sommes nous ? Que sommes nous ? Pourquoi existons-nous ? Sommes-nous libres ?
C'est une histoire très sympathique qui nous glisse dans la philosophie de manière non rébarbative, avec tout une fin où le burlesque et l'absurde se côtoient, comme dans un rêve ou une pièce de Ionesco. À certains moments je me suis aussi demandé si Jasper Fforde ne s'était pas un peu inspiré de ce livre pour ses Thursday Next. Mais je pense qu'en fait, il y a déjà, dans cette oeuvre-ci et celle de Fforde, une forte influence d'Alice (au Pays des Merveilles, à travers le miroir), de Lewis Carroll.
Très plaisant ouvrage et très instructif à la fois. Je le recommande donc fortement, si vous ne l'avez pas déjà lu.

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