vendredi 16 mars 2012

La joueuse de flûte

Tiré d'un roman de Susan Hill du même titre, "La Dame en noir", de James Watkins, avec Daniel Radcliff, Ciarán Hinds, Janet McTeer, Liz White, etc. est un film d'épouvante de style gothique, mais aussi un film dramatique.
Début du XXème siècle, à Londres, Arthur Kipps, jeune notaire qui a perdu sa femme en couche 4 ans plus tôt, est sur la sellette... Sa dépression nuit à son travail et son employeur lui donne une dernière chance de prouver sa motivation : partir quelques jours à Crythin Gifford, village reclus parsemé de marais, où il doit étudier tous les papiers d'un manoir dont la propriétaire vient de décéder.
Son fils et la nounou doivent le rejoindre en fin de semaine.
Dès son arrivée, l'accueil est froid ; tout le monde voudrait le voir repartir le plus vite possible. Néanmoins, il se lie d'amitié avec un homme, Sam, moins bourru que ses concitoyens.
Dans le manoir, Arthur entend des bruits, voit des mouvements... puis aperçoit carrément une femme vêtue de noir, dans le jardin. Parallèlement, il en apprend d'avantage sur les drames qui ont eu lieu dans cette maison.
Au village, des enfants meurent...


Esthétique excellente, effets dans la lignée de ceux des films d'horreur sans toutefois tomber dans le trop cliché, prises de vue intelligentes, avec des gros plans aussi importants que les arrières-plans plus flous, on n'est pas perdu dans ce film, mais on aime s'y balader, de manière maso, certes, parce qu'il faut quand même le vouloir de rester dans ce manoir fou !
Les décors sont magnifiques.
Je suis souvent dure avec les films d'horreur, car ils ont du mal à se renouveler, mais celui-ci a une certaine poésie et une mélancolie certaine qui lui confèrent une aura supérieure aux autres films du genre.
Si vous avez aimé "L'Orphelinat", vous aimerez sans doute "La Dame en noir".
Je n'ai pas pu m'empêcher aussi de faire le rapprochement avec le roman que j'ai lu il y a peu Shining, où un homme est obligé, professionnellement parlant, de rester dans un lieu hanté.

Je n'aime pas, par ailleurs, les happy ends dans les films d'horreur, mais celle-là est tellement bien trouvée qu'elle m'a plue ;)


9 commentaires:

  1. Un genre que je n'apprécie pas, question âge sans doute.

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  2. Question de goût plutôt ;)

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  3. hooo moi qui adore les films d'horreur .... moi même a 90 ans si je vois encore un écran j'aimerais toujours les films gore sanglant et tout le reste
    faut que je trouve le film :) moins facile qu'avant lolll
    bisous et bon we

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    1. Oui je pense qu'il pourrait bien te plaire ;)

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  4. Je l'ai vu pas plus tard qu'hier. Pas mal, honnêtement je suis une fan du genre et particulièrement les films tournés en Asie par des réalisateurs japonais ou coréens. Celui-ci renoue avec tous les éléments qui me font sursauter le manoir gothique, apparitions, légendes, couloirs sombres, pénombre, la photo spirit... mais certaines scènes étaient quand même très tirées par les cheveux. La dame en noir est flippante mais je trouve ses motivations inexcusables et d'une cruauté immense. Toutefois, il y a un fond de rédemption de sa part dans la scène finale.
    Un bon moment de "détente" mais pas le meilleur du lot dans tous ceux que j'ai vu.

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    1. Comparé à plusieurs films d'épouvante récents (je pense aux Paranormal Activity, par exemple, il est bien au-dessus du lot rien que par l'esthétique.
      Les motivations de la dame en noir sont celles d'une femme complètement dérangée (ce n'est pas pur rien à mon avis si elle a perdu la garde de son fils) ;)

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    2. Oui les paranormal activity sont plutôt des moments de douces rigolades. Ils cherchent à faire dans l'authentique en usant de la technique caméra vidéo qu'on laisse tourner des heures mais bon sang que c'est looong parfois mais ils m'amusent bien.
      En effet l'esthétique est très bon et on soulève la question de la souffrance de la perte d'un être cher.

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    3. Oui je crois qu'une bonne partie du film repose là-dessus, on le voit dès le début lorsque Arthur a le rasoir sur la gorge. On voit bien qu'il est prêt à aller rejoindre sa femme. Puis il sent sa présence, c'est peut-être, avec son fils, la seule chose qui le retienne en vie.
      S'il s'obstine à rester dans ce manoir, c'est moins par peur de perdre son emploi (comme dans Shining, le livre) que pour en savoir plus sur l'au-delà, même si c'est de manière inconsciente.

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    4. C'est aussi assez poesque (côté poésie, pas côté contes ; dans un conte de Poe, Arthur serait devenu fou ;))

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