samedi 21 janvier 2012

Ensemble, c'est tout

Héhé, non, je ne vais pas vous parler du livre du même titre, mais du film "Mission Impossible 4 : Protocole fantôme", de Brad Bird--habitué des dessins animés--, avec Tom Cruise, Paula Patton, Jeremy Renner, Simon Pegg, Michael Nyqvist, etc.

J'ai souligné habitué des dessins-animés, car cet opus de Mission impossible contient pas mal d'humour ; alors OK, je n'ai vu ni le 2 ni le 3, tellement déçue et outrée par le 1er (et là, je vois Erick qui n'est pas d'accord du tout du tout ;)), alors je n'ai de quoi comparer avec le 1er. Beaucoup plus d'humour donc, et ça, j'aime, parce que les cascades rocambolesques et impossibles passent beaucoup mieux comme ça !
Bien sûr, il y a toujours des choses incohérentes ou tirées par les cheveux, mais si on veut faire durer le film, il faut bien parfois alambiquer les choses, au risque de déclencher une guerre nucléaire. Oui, parce que c'est le thème du film...


L'équipe de Mission impossible, après avoir fait évader Ethan Hunt de sa prison de l'Est, et après s'être fait doubler sur une mission au Kremlin, est accusée de terrorisme pour avoir voulu déclencher une guerre atomique entre la Russie et les États-Unis. Bien sûr Ethan Hunt sait qui est derrière tout ça, un dénommé Cobalt, fanatique de la fin du monde...
Seuls désormais, l'équipe de Mission impossible, réduite à 3 membres, plus un analyste, donc 4, va devoir arrêter Cobalt avant qu'il n'envoie une ogive sur les États-Unis.

Des pays de l'Est, dont la Russie, en passant par Dubaï ou l'Inde, nos héros, soi-disant sans ressources vont se débrouiller avec les (gros) moyens du bord pour sauver la planète...

Des prises de vue très sympa et originales parfois, avec effets de miroir, agrémentées aussi d'effets sonores qui donnent une sensation de relief, des cascades impressionnantes et vertigineuses, un générique de début très sympathique, des rappels de la série originale (les masques !), quand même, bref, y'a pas photo, j'ai largement préféré ce volet au premier !


7 commentaires:

  1. Ben non, pas d'accord du tout !!!!!!! :-D
    Je comprend que tu puisses préférer ce volet au premier, au point de vue du divertissement, sans doute. Mais je vois mal Brad Bird égaler Brian De Palma en terme de cinéma. Car je parle vraiment d'art, et le premier film est une leçon de cinéma absolu, invitant l'ensemble de l'Histoire du cinéma dans sa quête d'un langage parfait, allant jusqu'au muet. Brian De Palma y montre d'ailleurs sa philosophie de la vie, totalement cinématographique: celui qui n'est plus vu n'existe plus. Vivre, c'est voir et être vu; la vie, c'est l'image.

    A l'époque, Tom Cruise n'était pas encore trop taré, et investi dans sa mission de gourou pour la scientologie. Il voulait vraiment créer un "James Bond d'auteur". Tout en voulant tout contrôler. Ce qui a été impossible avec Brian De Palma qui, parce qu'il tourne uniquement ce dont il a besoin, ne peut pas voir son film saccagé au montage.

    Tomp Cruise a voulu continuer sur cette lancée avec John Woo, mais Woo a été profondément humilié par cette expérience: le film présenté ne corresponds pas du tout aux ambitions du cinéaste. Des scènes entières ont été coupées. Il n'en reste pas moins que le film est très bon, creusant réellement le personnage d'Ethan Hunt. Et il y a ce lyrisme propre à John Woo malgré tout, qui donne un film atypique. Je pense que tu l'aimerais bien.

    Après, Mission Impossible était tout ce qui restait comme "machine à exister" pour un Tom Cruise vraiment affaibli. Le troisième est tout à sa gloire. Il est dans chaque plan, l'histoire n'a que peu d'intérêt: c'est plaisant mais l'ambition de départ n'est plus là.

    Aussi je ne suis pas allé voir "Protocole Fantôme", qui doit être aussi spectaculaire et agréable que tu le décris (j'en ai vu quand même de larges extraits). Je donnerai de l'argent à Tom Cruise que quand il fera un film avec une authentique ambition artistique, ce qui n'est pas arrivé depuis des années (quel gachis).

    Il faut noter qu'il ne cesse de reporter la réalisation d'un "Mission impossible" par David Fincher depuis des années. Ca en devient un mythe. Et un vrai constat d'abandon...

    Ce qui est rigolo, c'est que tu aimes ce film, alors qu'il fait de gros emprunts au premier, et que c'est le premier qui a défini la nouvelle "ligne" Mission Impossible. ;-)
    La traditionnelle scène avec la chute attaché à une corde, qui s'arrête à quelques centimètres du sol, et les masques, dont la présence dans le film de Brian De Palma était là-encore une réflexion quasi ontologique sur la manipulation du réel.

    Nous n'avons pas fini d'en débattre, mais j'utilise souvent le "Mission Impossible" de Brian De Palma pour des cours de cinéma. Ce serait bien qu'on en parle devant le film ! Nous parlerions de cinéastes majeurs de l' Histoire dont l'influence est transcendé par un maître lui-même en très bonne forme.

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  2. Dans le premier ce n'est pas la forme qui m'a gênée, mais le fond, enfin, le fond... façon de parler, l'histoire en elle-même. Déjà les acteur, Béart et Reno avaient, je trouve, des rôles qui ne leur convenaient pas du tout, ou alors ils ont mal joué cette fois-là, ou alors c'est le doublage ou un peu tout, je ne sais plus très bien, mais dans ma mémoire ils font taches. Les cascades... la cascade (surtout, surtout, cet hélico dans un tunnel buuuuuuuuuh!) tellement trop trop trop ! Et puis le truc qui a fini de tout achever : Jim Phelps en traître, là, j'ai toujours pas digéré.

    Alors du coup, je ne me souviens pas d'une chute à quelques cm, attaché à une corde dans le 4... Y'a bien cette cascade sur un immeuble de Dubaï, mais pas de chute, et cette chute dans une espèce de cheminée... mais sans corde. Mais bon, même si ça ressemble au premier, par clin d’œil, encore une fois ce n'est pas ça qui m'a gênée. De masque, dans ce 4, il en est question, mais l'équipe n'en utilise jamais, justement, c'est ça qui est drôle. C'est le méchant qui en utilise :p

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  3. mégaupload a fermer du coup je verrais ce film ...+ tard :))
    car ici le cinéma c'est 9,75 euro et pour y aller seule boff .... alors y'a les dvd
    perso j'aime bien Cruise et comme acteur je regarde que son jeu et je me fiche de ce qu"il fait de sa vie ... il est souvent mal jugé pour ça , mais pas par moi ....
    j'aimais bien la série étant gosse ! les films tirés des serie c'est quitte ou double , bon ou nul ...
    bisous
    je vais à la poste demain :)

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  4. Oui le ciné, c'est super cher quand on y pense...

    J'aime bien Tom Cruise comme acteur, après, c'est vrai que scientologue, ça le fait nettement moins :/

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  5. Il faudarit vraiment qu'on voit ce film ensemble.;-) Je n'arriverai pas à te faire avaler la trahison par rapport à la série, probablement, mais c'est sur cette trahison que tu peux te régaler des aventures d'Ethan Hunt ;-). De plus, cette trahison offrait un ressort de surprise dramatique absolument surprenant. J'ignore si c'est De Palma qui a eu cette idée (c'était un film de commande), mais il l'a sublimé en s'accaparant le film, comme dis précedemment.
    Tout dans le film fonctionne entre ce que voit Phelps au début du film sur son film, et la découverte de la réalité de ce qu'il a fait, avec les mêmes images. C'est là qu'est l'utilisation d'un cinéma muet: la compréhension des faits au travers du regard, et uniquement du regard, que porte un personnage sur une action. En cela, Phelps apparait comme un démiurge. Tout comme le cinéaste. Là est une des leçons de cinéma. Bien entendu, le démiurge est renversé par celui qui comprends la mise en scène.
    De plus, la réflexion du film portait sur l"l'abandon" des bons et loyaux agents, sur leur changement de fonction dans la nouvelle donne géopolitique, et le peu de reconaissance qu'ils avaient. Le sujet était contemporain, et revient régulièrement.

    Quant à la scène du train et de l'hélico, c'est simplement un hommage à Hitchcock, dont De Palma est le meilleur héritier, et qui sert de "marqueur" à l'intention du film. Hitchcock n'a jamais cessé de faire du cinéma "visuel", y compris et surtout après l'arrivée du parlant. Les bons cinéastes font de même. Hitchcock affectionnait les gares et les trains, omniprésents dans ses films. De Palma filme là aussi gares et train, en se référençant à des films précis. Et pas que dans ce film (souviens-toi des films de lui où il y a une scène dans une gare).

    De Palma fait même dire à Ethan Hunt son credo: "Maintenant je veux le silence", juste avant qu'il ne dscende suspendu à une corde dans la salle où il va copier la liste de tous les agents du monde. Scène spectaculairement silencieuse, y compris dans le son (un souflement); juste le bruit des cordes (le prétexte est que la salle enregistre tout bruit). Mettre le public en haleine avec une scène muette est un exploit que peu de cinéastes ont réussi. Voilà en quoi cette séquence, de par sa préparation, son déroulement, sa mise en scène, est devenue culte.

    Sinon, les doublages des deux acteurs français sont pourris. But you can see the movie in the... euh... original language.


    Je m'arrête, je suis intarissable. J'espère qu'un jour j'arriverais à te convaincre de la puissance artistique de ce film. ;-)

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  6. "Tout dans le film fonctionne entre ce que voit Phelps au début du film sur son film"
    SUR SON ORDINATEUR.
    Pff, je sais pas écrire le matin, moi. Tu ne peux rien comprendre à ma "démonstration" si je me plante de mot !

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  7. Tu vois, c'est comme un livre où il y a trop de fautes d'orthographe ou de coquilles, je n'arrive pas à rentrer dedans. Eh bien le film là, c'est pareil, du coup, je ne me souviens absolument plus de l'histoire ou quoi, j'ai tout oublié sauf le coup du train et de Phelps. Et j'ai un vague souvenir de Hunt suspendu au bout de son fil, mais uniquement parce que c'était rabâché dans la BA...

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