samedi 17 août 2013

Métamorphose

Non, La Métamorphose je l'ai déjà lu il y a un moment et je vous en ai déjà parlé. Là, je vais vous parler d'une autre métamorphose littéraire, "Rhinocéros", d'Eugène Ionesco (Folio), pièce de théâtre que j'aurais aussi pu titrer ici : "Moutons".


Dans une petite ville, tout semble se dérouler normalement en cette fin de matinée dominicale : les gens passent sur la place, discutent, s'arrêtent au café,... comme le font Jean et Bérenger qui finissent tout de même par élever la voix. Jean est assez râleur et critique beaucoup son ami Bérenger, certes, mais un autre phénomène les oblige à parler fort : un rhinocéros qui cavale sur la place !
Tout le monde est interloqué un moment, puis la vie reprend son cours. Quelques minutes plus tard, un autre passage de rhinocéros dans l'autre sens, et tuant un chat..
Jean et Bérenger en viennent même à réellement se disputer pour une broutille sur la provenance de ce ou ces rhinocéros...

Le lendemain, là où travaille Bérenger, il n'est question que de cela. Le sujet dérive d'ailleurs même sur d'autres comme le racisme, etc. quand une dame arrive affolée, poursuivie par un rhinocéros. Elle s'apercevra peu de temps après que cet animal est en fait... son mari, et elle le rejoint.
Petit à petit, les habitants de la ville se transforment en rhinocéros, même les plus farouchement opposés à cette idée.

Certainement une métaphore de la montée de telles ou telles idéologies ou comportement (anti-sémitisme, racisme, collaboration, etc.) cette pièce est aussi, plus généralement je pense, une métaphore du conformisme que nous subissons : notre libre-arbitre est sans cesse oppressé par l'opinion publique, comme en témoigne cette vieille expérience de l’ascenseur :

Cogitum !

On notera aussi qu'il doit falloir une sacrée organisation, je dirai même orchestration pour mettre en scène cette pièce, je pense surtout à tous ces dialogues synchronisés par exemple.

Au début, même si je la trouvais intéressante, la pièce m'ennuyait un peu. Mais à partir du 2ème acte on démarre vraiment les choses sérieuses ;)

 

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