vendredi 24 mai 2013

Aimer ou ne pas aimer

Nous sommes allés voir "L'Écume des jours", de Michel Gondry, avec Romain Duris, Audrey Tautou, Omar Sy, Gad Elmaleh, etc. tiré du célèbre roman de Boris Vian que--ouuuh--je n'ai pas encore lu.

Si vous voyez ce film, vous aurez un peu ce que je vis la nuit, parce que mes rêves sont plus ou moins de cette nature... Gondry est très attaché au monde onirique, et cette histoire, il l'a racontée à merveille.


Colin est jaloux lorsque son ami Chick lui annonce qu'il est amoureux (de la nièce de Nicolas, le cuisinier-avocat de Colin). Il veut lui aussi trouver l'amour et le rencontre lors d'une fête en la personne de Chloé. Colin est un peu gauche, mais Chloé est parfaite pour lui. Ils s'entendent très bien.
Puis un jour ils se marient et lors de la nuit de noce, Chloé respire une graine : un nénuphar va pousser dans son poumon droit et la rendre malade.
Colin qui, jusqu'à présent avait assez d'argent pour vivre, va devoir travailler pour payer les soins.
Dit comme ça, rien d'extraordinaire à cette histoire. Ce qu'il faut dire aussi, c'est que le monde où il vive est comme une dimension différente de la nôtre : un peu ce qu'il arrive lors de nos rêves : on glisse, on s'agrandit, tout rétrécit, des choses absurdes arrivent, on est oppressé, on vole, on est heureux,...
Tout ceci est retranscrit à la perfection dans le film.

C'est donc un film essentiellement sur l'amour et sur la mort, mais aussi qui a une forte connotation sociale et musicale (beaucoup de jazz). Le monde du travail y est représenté de manière froide, agressive, inhumaine. L'Homme, au travail, n'est plus un homme, il est une machine. Ce n'est d'ailleurs que la stricte vérité.
Il est aussi question, plus subtilement, du temps : le temps qui passe, les changements qu'il implique en nous, notre perception des choses qui est déformée par sa faute et par notre humeur.

C'est donc un film très très riche, très puissant, et je vais m'empresser de trouver le livre (qui je l'espère, est quelque part sur une étagère à ma portée ;))

Cette histoire m'a aussi fait penser à celle d'Edgar Poe et de sa femme Virginia, qui souffrait de tuberculose...



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