D'abord, "Gothika", de Matthieu Kassovitz, avec Halle Berry, Robert Downey Jr, Penélope Cruz, Charles S. Dutton, John Carroll Lynch, etc.
Un soir, en rentrant chez elle en voiture, elle a un accident : elle a voulu éviter une jeune fille qui se tenait au milieu de la route. Elle sort de sa voiture et essaie de secourir la jeune fille... qui s'enflamme littéralement. Ensuite, c'est le trou noir, et Miranda se réveille... dans une cellule.
Un de ses collègues, Pete, psy lui aussi, la questionne et lui dit qu'elle a tué son mari...
Miranda se rebelle, crie son innocence, mais tout le monde la croit folle.
Elle se retrouve donc à la place de celles qu'elle était censée essayer de comprendre... En même temps, elle cherche à savoir ce qu'il s'est réellement passé, surtout quand elle voit en photo, dans le bureau du nouveau directeur, la jeune fille croisée sur la route...
Thriller d'épouvante, très bien joué surtout par Halle Berry, avec une intrigue assez subtile (je ne veux pas en dire trop, même si ce film a déjà 9 ans). On regrettera quelques effets spéciaux un peu pauvres, mais à part ça, c'est tout de même pas mal. Je pense tout de même que c'est Halle Berry qui porte tout le film sur ses épaules, et que ça aurait été assez différent avec quelqu'un d'autre, moins performant.
Deuxième de Kassovitz, qui normalement précède "Gothika" de 3 ans, "Les Rivières pourpres", tiré du roman (que je n'ai pas (encore) lu) de Jean-Christophe Grangé, avec Jean Réno, Vincent Cassel, Nadia Farès, Didier Flamand, Karim Belkhadra, etc.
Le commissaire Pierre Niemans est appelé sur une affaire dans les Alpes, à Guernon. Le bibliothécaire d'une grande université d'élite a été retrouvé mort, torturé, dans la montagne.
Parallèlement, le lieutenant Max Kerkérian, enquête sur 2 délits apparemment mineurs à 200km de là : des croix gammées sur un caveau et une effraction sans vol dans une école.
L'instinct des deux policiers les met sur la bonne voie. Niemans flaire les intention du tueur et s'aperçoit qu'il laisse des indices pour qu'on retrouve d'autres victimes. Kerkérian fait très vite la relation entre les deux petites affaires et découvre des faits atroces qui se sont déroulés 18 ans plus tôt...
Ces affaires se trouvent en fait reliées entre elles et vont faire collaborer les deux policiers aux tempéraments assez différents.
On remarque des points communs entre ces deux films : les lieux (hôpital : prison/asile dans l'un, université/hôpital dans l'autre, pont, travaux routier, violence policière, assassins qui dénoncent en fait des abus et qui se vengent des vrais agresseurs, torture,...)
Alors je me demande si ce sont des thèmes chers à Kassovitz, ou si c'est seulement une coïncidence...