mercredi 27 mai 2026

La Mélodie des fous

 La Mélodie des fous, de Yoann Faure, aux éditions du Gros Caillou :



Il y a quelque chose de théâtral dans ce roman, et pas uniquement parce qu'il est un peu question de théâtre dedans, notamment les scènes où l'écrivain William Burton et l'infirmière à domicile Émilie Martin se racontent leurs rencontres les plus importantes de leur vie, en guise d'entretien d'embauche.

On découvre ainsi des pans entiers de la vie de ces deux personnages ; il leur est d'ailleurs arrivé des choses peu communes.

Nous avons aussi à l'œil cet étrange policier, ex plombier, à qui on refile les cas étranges, dont celui de cet auteur (un autre) découvert mort en pleine nature après avoir disparu durant quelques années.

Et puis, il y a aussi le journal de cette femme, Juliette, enfermée dans un hôpital psychiatrique...

Petit à petit, on perçoit les liens entre toutes ces parties, dans un registre tragi-comique : un peu d'humour dans cette histoire assez sombre.

C'est hautement original ; pour tenter de démêler tout ça le mieux possible, j'ai dessiné une frise chronologique pour relier les événements (mais pour pouvez aussi très bien vous laisser guider et bercer par le texte sans chercher à tout élucider tout de suite).

mardi 26 mai 2026

À propos de Nora

 À propos de Nora, de Kristin Koval, aux éditions Sonatine :




Ce roman chamboule un peu, il traite de sacrés dilemmes auxquels on n'aimerait pas être soi-même confrontés.

Voici l'un d'eux : Nora, 13 ans, la fille d'Angie et David, vient de tuer son frère Nico, 15 ans de 3 balles dans le corps et la tête, avec l'arme de David, garde-forestier. Le couple pleure son fils, mais veut aussi éviter à tout prix la prison à Nora.

Martine, une ancienne amie de la famille, avocate, tente de les aider au mieux, mais elle demande très vite de l'aide à son fils Julian, avocat lui aussi et spécialisé dans ce genre d'affaire. Sauf qu'il y a un passif entre Angie et Julian.

Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas une histoire de triangle amoureux, c'est surtout une histoire sur la culpabilité, sur les concours de circonstances, les « et si ». C'est aussi une fresque familiale qui se passe sur plusieurs années, où l'on découvre des secrets profondément enfouis et qui peuvent briser, bien plus tard, des vies entières.

C'est un roman très fort, avec des personnages très bien travaillés, des psychologies délicates ; c'est presque un thriller, mais je le qualifierais plutôt de drame familial.

lundi 25 mai 2026

Les Miscellanées originales de Mr Schott

Les Miscellanées originales de Mr Schott, de Ben Schott, aux éditions Allia :


Voici la nouvelle version des Miscellanées de Mr Schott, sorties à l'origine en 2005 (en France), une version mise à jour et ajustée pour un public français, il y a d'ailleurs eu, à mon avis, un gros travail d'adaptation.

C'est une sorte d'encyclopédie du tout et du n'importe quoi, de l'utile et de l'inutile ; vous y trouverez par exemple, et en vrac, le code morse, le Braille et l'alphabet de la langue des signes, des listes en tous genres, les pictogrammes des étiquettes de vêtements concernant leur lavage, des anecdotes, des citations, des règles typographiques, des règles (tout court), des abréviations, des techniques, des conversions, du vocabulaire, des tailles de vêtements, etc. (etc., etc., etc.)

C'est une sorte de Google en papier.

On peut tout lire d'affilée, ou bien piocher par ci par là, sauter des passages, revenir en arrière. Bref, c'est un objet-livre farfelu et pour qui aime réunir les informations au même endroit, sans s'encombrer de dizaines d'encyclopédies.


dimanche 24 mai 2026

Le Cercle de Finsbury

 Le Cercle de Finsbury, de B. A. Paris, aux éditions du Livre de poche :


Je l'avais depuis un petit moment dans ma PàL, et depuis quelques temps il « pop » à la librairie (j'ai une hausse de la demande sur ce titre), je l'ai donc lu. C'est sans doute l'effet Femme de ménage qui l'a fait ressortir car c'est un thriller purement domestique.
Je partais peut-être avec trop d'attentes dessus, vu l'engouement, et dès le départ j'ai été un peu freinée dans mon élan par cette narration à la 1ère personne du singulier présent qui, pour moi, doit être utilisée dans des cas bien spécifiques ; ici ce n'était pas totalement justifié, à mon sens.
Ensuite, le personnage principal, Alice, m'a bien vite agacée, car c'est un peu l'archétype de l'héroïne dont le monde tourne autour des hommes, et qui ne fait que s'apitoyer sur elle-même.

Vous aurez compris, après une grande attente, le départ n'a pas été à la hauteur.
Pour autant, si on aime les thrillers domestiques, il entre totalement dans les cases, ce qui en fait un bon roman (pour la cible adéquate en tout cas) :
Alice et Léo viennent d'emménager dans une maison au sein du Cercle de Finsbury, une sorte de mini lotissement sécurisé en plein Londres. Tout le monde s'y connaît déjà et il est difficile pour Alice de se faire de nouveaux et nouvelles ami·es, surtout que Léo n'est pas trop pour. Et puis les voisins semblent assez réticents à son égard. Quand elle découvre pourquoi, elle est d'abord atterrée et veut partir, mais bien vite, elle se donne pour mission de découvrir la vérité sur ce qu'il s'est réellement passé dans cette maison quelques années plus tôt.

Paranoïa, secrets, omerta, culpabilité, suspicion, tous les ingrédients sont là, mais peut-être à l'excès, car finalement, elle suspecte quasiment tout le monde... et c'est un peu trop à mon goût.
Donc si vous avez l'habitude de lire ce genre, vous ne serez pas dépaysé·es, mais si vous cherchez un twist ou quelque chose de plus consistant, ce roman sera trop léger pour vous.
Je pense donc juste que je n'étais pas le lectorat-cible pour ce roman.

samedi 23 mai 2026

Court circuit

Court circuit, de Wolf Haas, aux éditions Flammarion :


Vous connaissez le film « D'un rêve à l'autre » où l'héroïne passe d'une vie à l'autre dès qu'elle rêve, sans savoir quelle est sa véritable vie ? Eh bien j'ai eu un peu le même effet en lisant ce roman.
Franz Escher, fan de puzzles et de livres sur la mafia, lit la biographie d'un mafieux, Elio Russo, en attendant l'électricien qui vient réparer une prise dans sa cuisine. Franz Escher est un peu particulier, il a des réactions qu'on attendrait pas de quelqu'un de « normal ». Bref, il se passe quelque chose qui bouleverse sa vie quand l'électricien arrive enfin.

À chaque fois qu'Escher plonge dans son livre, nous aussi nous nous retrouvons dedans... Et Elio Russo, lui aussi lit un livre... mais un livre qui parle d'un certain Franz Escher...

Donc en plus de suivre de près la vie de ces deux personnages, nous nous apercevons—un peu avant eux d'ailleurs—qu'ils sont reliés par les livres.

Nous nous trouvons dans un livre-puzzle, façon œuvre de M. C. Escher ou anneau de Moebius, aux intrigues enchevêtrées, mais pas dénué d'humour.

C'est une plongée littéraire assez particulière et paradoxale, si bien que je l'ai classé dans le rayon Fantastique à la librairie.

Si vous aimez les romans bizarres et insolites, celui-ci devrait vous plaire !

vendredi 22 mai 2026

Mens-moi à l'oreille

Mens-moi à l'oreille, d'Amy Tintera , aux éditions J'ai lu :


Ce roman a démarré très très fort en poche en librairie, c'est en quelque sorte un thriller domestique/cold case.

Il est paru en grand format chez City en 2025, sous le titre Écoute mes mensonges.

J'ai beaucoup apprécié le personnage principal, Lucy, qui est une femme avec beaucoup de caractère, qui ne se laisse pas faire et qui n'en a rien à faire de ce que les gens pensent d'elle. Sauf que ce n'est pas si simple quand, dans la tête des habitants de son village natal, elle est coupable du meurtre de sa meilleure amie Savvy. Elle est donc partie s'installer à Los Angeles pour être tranquille ; mais quand sa grand-mère adorée (et hilarante) l'invite à une grande fête d'anniversaire pour ses 80 ans, elle ne peut pas refuser.

Il se trouve qu'au même moment, un podcasteur de true crimes enquête sur le meurtre non élucidé dans ce même village... Il va délier les langues et remuer le passé. Mais va-t-il réussir à faire retrouver la mémoire à Lucy, qui a perdu tout souvenir de la nuit du meurtre ?

Son caractère donc m'a beaucoup plu, mais c'est aussi le fait qu'elle a très souvent une voix dans sa tête qui lui dit de faire des trucs horribles que j'ai aimé (je me suis sentie très proche d'elle par moments...)

Il y a beaucoup d'humour dans ce roman, pas au sens blagues potaches, mais dans la répartie et les pensées de Lucy, elle est cash, elle ne mâche pas ses mots, et aussi dans le comportement de sa grand-mère.

L'intrigue est entrecoupée de chapitres où l'on découvre, au fur et à mesure, les épisodes du podcast « Mens-moi à l'oreille », c'est très bien fait, on a vraiment l'impression « d'écouter » un podcast.

L'intrigue se suit facilement et on découvre la vérité petit à petit, avec les personnages ; mais je n'ai pas trouvé la résolution aussi dingue que ça. Pour moi ça reste assez « classique ».
Ce que j'ai plutôt apprécié dans ce texte, c'est qu'il montre bien que les gens qui subissent l'emprise de quelqu'un (qu'on appelle souvent pervers narcissique même si je sais que ce n'est pas le terme médical, au moins tout le monde comprend) ne sont pas forcément des personnes faibles ou influençables.
Donc c'est un bon thriller cold case de voisinage, mais ne vous attendez pas à un twist de fou non plus.

jeudi 21 mai 2026

L'Île hallucinée

L'Île hallucinée, de Julien Freu, aux éditions Actes sud, collection Actes noirs :

Nous sommes sur une île, peut-être une île bretonne reliée au continent à marée basse : l'île d'Hurlin. Nous sommes aussi, au début du roman, en 1996. Il y a alors quelque chose d'étrange sur cette île, qui semble se déplacer comme une vague et toucher les habitants... la peur, la superstition, la rumeur, les mauvais pressentiments, la paranoïa ?

C'est un ressenti étrange qui s'agite quand un enfant disparaît, et que 2 autres découvre un jeune corps sans vie...

L'enquête fait venir 2 flics du continents afin de retrouver l'enfant au plus vite, mais cette affaire va nous mener bien plus loin, quelques années plus tard et bien des années auparavant.

Il y a un vent de fantastique, de sorcellerie, de malédiction dans ce roman : du Magicien d'Oz, du Roi en jaune, du Roi des aulnes, du joueur de flûte de Hamelin. Voilà pour l'atmosphère. Mais il y a une histoire plus profonde encore que je vous laisse découvrir.


Le personnage de Dozert (l'un des flics du continent) est parfaitement hilarant (parfois horripilant, mais toujours épique. Avec le personnage de la Professeure Legendre (très cocasse elle aussi), iels contrebalancent la noirceur du roman et allègent le côté sinistre.

Un très bon équilibre, donc, entre gothique et pittoresque, entre tension et comic relief.


J'ai passé un très bon moment de lecture sur cette île hallucinante !


mercredi 20 mai 2026

Indignité

Indignité, de Lea Ypi, aux éditions Calmann Lévy :


Il y aurait tellement de choses à dire sur ce roman (qui n'en est pas tout à fait un), pardonnez-moi si je n'évoque pas tout.

Je dis que ce n'est pas tout à fait un roman car l'autrice est aussi la narratrice et nous raconte l'enquête qu'elle a menée auprès d'archives de différents pays, afin d'en apprendre plus sur sa grand-mère, qu'elle croyait déjà bien connaître : une photo postée Facebook et les commentaires qui s'y greffent la poussent à tenter de reconstituer la vie de cette femme. Et le côté romancé est bel et bien ici, car la vie racontée de cette femme, depuis son enfance jusqu'à la naissance de l'autrice, n'est que conjecture, reflet de souvenirs, déductions face aux archives qui parfois peuvent mentir.

L'indignité est un mot, un concept qu'on retrouve à plusieurs reprise tout au long du roman, mais c'est principalement celle de cette grand-mère, qui a été enfant, jeune fille, femme, aujourd'hui décédée et qu'on bafoue sous une photo postée sur Internet. L'autrice a voulu redonner sa dignité à sa grand-mère, ou du moins tenté de lui donner des armes pour se défendre, car les morts ne le peuvent pas.

J'ai vu un pan de la Seconde guerre mondiale (avant, pendant et après) que je connaissais moins, celui des pays très à l'est de l'Europe : l'Albanie, la Grèce, la Yougoslavie,... ces pays en mouvance permanente, où les gens finissent par ne plus savoir quelle est leur véritable nationalité, où il est difficile de se créer une identité, toujours en conflit quelque part, aux frontières changeantes, dépendant d'autres pays qui, en fin de compte, ne leur veulent pas que du bien.

Il y avait quelques passages kafkaïens, mais j'ai aussi eu l'impression d'être parfois dans un 1984 réel où la vérité est déformée, reformulée, effacée, modifiée (car finalement, George Orwell s'est inspiré de la réalité (et la réalité redevient celle de 1984)) ; c'est cyclique. C'est d'ailleurs un autre sujet de ce livre : l'aspect cyclique de l'Histoire.

On évoque ici souvent la Révolution française et la Terreur, et on
s'aperçoit que malgré le temps qui passe et les mœurs qui évoluent, on refait toujours les mêmes erreurs... (encore maintenant).
Enfin, c'est un livre sur la mémoire : << ce qui compte ce n'est pas ce que nous nous rappelons, mais comment nous nous le rappelons » (p. 445): l'histoire de quelqu'un n'est que la sommes de ce qu'on nous en raconte, des documents existants, et de l'interprétation qu'en font plus tard celleux qui s'y intéressent. La Vérité n'est que celle de l'instant présent, et même là encore, rien n'est aisé, surtout quand on vit dans un pays qui a tant muté, à une période si chaotique...
C'était une histoire donc très forte, poignante parce que très près de la réalité et effrayante aussi par son côté inexorable.


mardi 19 mai 2026

Le Serment

Le Serment, de Mélodie Miller, en auto-édition :


Nous voici dans un polar un peu particulier car l'enquête que mènent les protagonistes n'a pas pour but d'élucider un crime, mais d'éviter la mort de quelqu'un. C'est un thriller psychogénéalogique, une course contre la montre pour tenter de stopper une sorte de malédiction familiale.

À l'approche de ses 30 ans, la santé de Marjorie semble se déliter... Sachant que sa propre mère est décédée le jour de ses 30 ans, elle panique un peu ; sa sœur et son père aussi d'ailleurs.

Sur les conseils d'un collègue, elle consulte un psychogénéalogiste et c'est le départ d'une aventure sur les traces du passé de sa famille. Car son arrière grand-mère aussi est décédée à 30 ans. La coïncidence commence à être trop grande.

L'enquête emmène Marjorie, sa sœur Eloïse, leur père et le collègue jusqu'à Bruges là où, peut-être, tout à commencé en 1830.

Il y a un côté « Destination finale » très plaisant dans ce roman, qui est aussi bien un polar qu'un roman historique et d'aventure.

On découvre la belle ville de Bruges, et ça donne bien envie de la visiter, et on en apprend aussi plus sur son Histoire.

L'intrigue est très originale, puisque l'enquête survient avant un décès, alors que d'habitude, dans les polars, elle s'enclenche après.

En plus, la fin m'a totalement conquise !

lundi 18 mai 2026

La Montagne de la mort

La Montagne de la mort, une enquête de Nora Kelly, de Douglas Preston et Lincoln Child, aux éditons J'ai lu :


Après Les Sortilèges de la Cité perdue, Tombes oubliées, Le Dard du Scorpion et L'Antre du Diable, voici une nouvelle enquête de Nora Kelly, mais on devrait plutôt l'appeler nouvelle enquête de Corrie Swanson, car en effet, au départ et tout au long du roman, c'est bel et bien la jeune agente du FBI qui enquête, en demandant son aide à l'archéologue Nora Kelly.

Cette fois-ci, des corps anciens de Natifs sont découverts par hasard dans une grotte des Monts Manzano et la Pr Kelly est appelée pour les sortir et les identifier. Mais lors de la fouille on découvre des corps beaucoup plus récents. Il se pourrait que ce soient ceux de randonneurs disparus 15 ans plus tôt dans des circonstances encore méconnues.

Cette affaire m'a vraiment fait penser à ce qu'on pouvait croiser dans les épisodes de « The X-Files » car il y a un peu tous les ingrédients : sciences, mystère, cold case, complot, présence possible d'extra-terrestres, disparitions étranges, FBI, etc.

On rencontre aussi un nouveau personnage, l'Inspecteur Sharp, qui rappelle un peu l'Inspecteur Pendergast, qui apparaît parfois dans les aventures de Nora Kelly (mais pas cette fois), mais surtout qui a sa propre série. J'aime bien ce personnage et son côté mystérieux, j'espère qui reviendra dans de futures histoires.

L'agente Swanson est encore en période de formation, j'ai hâte qu'elle devienne une agente à part entière, même si elle n'hésite pas à déjà s'éloigner de ses attributions au sein du Bureau.

dimanche 17 mai 2026

The Little Book of Edgar Allan Poe

The Little Book of Edgar Allan Poe, de Stella Caldwell (et Edgar Poe) aux éditions Place des Victoires :


Bien sûr je ne pouvais pas passer à côté de cette nouveauté, pour ma collection Edgar Poe.

Y alternent des éléments biographiques (de la vie d'Edgar Poe) et des citations (principalement de lui, tirées de ses textes (poèmes, nouvelles, correspondance). Ces citations sont regroupées de manière thématique, à savoir : Entre rêve et folie, Entre amour et beauté, Entre vie et mort, Maître du macabre, Entre poésie et prose et Entre esprit et sagesse, sujets importants dans son œuvre.

Je n'ai pas bien compris le sous-titre : « La dark romance par le maître du macabre » ; peut-être juste une astuce marketing pour surfer sur la vague de dark romance ?

L'objet livre, bien que petit, est très beau : relié, illustré, et les passages biographiques éclairent bien sur la vie et le travail de Poe.



samedi 16 mai 2026

Le Crime du paradis

Le Crime du paradis, de Guillaume Musso, aux éditions Calmann-Lévy :


Si vous aimez les romans policiers classiques à la Agatha Christie, ce roman est fait pour vous ; c'est d'ailleurs un hommage totalement explicite à la reine du crime.



Antibes, 1928, un jeune enfant est enlevé à sa famille de riches Américains. Lors du kidnapping, leur villa accueillait beaucoup de personnalités, toutes suspectes aux yeux du commissaire Joseph Lèques (du nom de l'arrière grand-père de l'auteur). Commence donc une enquête aux multiples pistes afin de retrouver au plus vite l'enfant.


Comme je ne lis pas toujours les romans de l'auteur (car il n'a pas besoin de moi pour se vendre à la librairie), je jette parfois un œil à la 4e de couverture et c'est cette allusion à Agatha Christie qui m'a donné envie de m'y plonger. Cette 4e de couverture, en revanche, m'a un peu gâché le dénouement, car elle a fait que je m'attendais vraiment à la révélation finale. Il est donc préférable, à mon sens, de ne pas la lire.

J'ai retrouvé, au début de l'intrigue, des souvenirs de ma lecture du Murmure de l'Ogre, de Valentin Musso ; j'imagine qu'ils partagent les mêmes réminiscences de jeunesse azuréenne et beaucoup de références similaires.

C'est un roman policier tout à fait classique, entrecoupé de photos d'époque et de croquis, au décor antibois très agréable.

La réalité se mêle ici à la fiction, car l'auteur devient lui-même, à un moment donné, un personnage du roman.


vendredi 15 mai 2026

Edgar Poe, histoire extraordinaire d'un américain (presque) ordinaire

Edgar Poe, histoire extraordinaire d'un américain (presque) ordinaire, d'Alain Kewes, aux éditions Michalon, collection Le bien commun :


Ce court essai sur Edgar Poe m'a beaucoup plus, pas seulement parce qu'il parlait de mon auteur favori, aussi parce qu'il m'a plongée dans les jeunes États-Unis de l'époque. En effet, au début, l'auteur raconte la vie de Poe en parallèle à celle des U.S.A. et j'ai trouvé ça très instructif et intelligent car l'œuvre est aussi souvent lié au contexte.

Le texte est plein de notes d'humour tout en étant très sérieux. Il est à la fois synthétique et complet, il comprend un large panel de thématiques liées à Poe : de l'Histoire des U.S.A., comme je le disais plus haut, à son impact et son influence dans divers médias encore aujourd'hui, en passant bien entendu par ses écrits et parfois leur analyse.

C'est un texte facile à lire, drôle et passionnant, surtout pour les fans de Poe, comme moi.