Je ne vous présente pas Jérôme Loubry, il fait un carton sur les réseaux sociaux littéraires surtout avec son thriller Les refuges ; et voici son dernier en date, Le Garçon éternel. Le titre en lui-même est mystérieux, ainsi que la couverture. J'avais été moyennement convaincue par le précédent, mais celui-ci est vraiment top. En plus ça se passe autour de Troyes, où j'ai vécu 10 ans, donc je pouvais vraiment m'immerger dans l'ambiance des Lacs de la Forêt d'Orient.
Un corps en mauvais état est retrouvé dans une ancienne scierie, au cœur d'une forêt près d'un grand lac, par des ados fans d'urbex. Ce n'est clairement pas un accident car le corps est comme mis en scène. Deux collègues et ami·es de la police troyenne doivent enquêter pour déterminer qui est la victime et pourquoi cette macabre théâtralisation du corps.
Parallèlement nous suivons aussi la lente dépression d'un homme, Cédric, dont la femme a disparu il y a peu, et qui se persuade qu'elle reviendra dès qu'il aura terminer le travail pour lequel un homme très riche vient de l'embaucher : écrire ses mémoires. Le psy de Cédric semble déceler des similitudes entre le vécu de son patient et les révélations qu'il écrit dans la biographie...
J'ai vraiment aimé accompagner dans leur enquête les deux flics, elleux aussi tourmenté·es, l'une par son passé, l'autre par son présent, et aimé aussi me perdre dans les méandres psychiques et psychologiques de Cédric et dans son récit qui nous raconte en même temps d'où vient la légende urbaine du Garçon éternel.
Il y a de multiples couches dans cette intrigue, ce qui lui donne du corps, sans nous perdre jamais, et qui reste dynamique et addictif jusqu'au bout.














