C'est avec quelque a priori que j'ai commencé le livre
Climat : et si la Terre s'en sortait toute seule ?, de Laurent Cabrol, aux éditions Le Cherche Midi (sorti en 2008) ; au fur et à mesure de la lecture, mon avis est, comme le temps en ce moment, devenu plus mitigé.
Voyez-vous, en ces temps pré-électoraux où même les écolos se tirent dans les pattes et où on se dit qu'en fait "eux aussi ne seraient-ils intéressés que par le pouvoir ?", je me suis dit que le "climat" était idéal pour lire ce livre, même si je redoutais d'y trouver des idées qui vont à l'encontre des miennes. Je suis plutôt écolo dans le sens où je trie les déchets, j'essaie de ne pas gaspiller d'eau, je prends rarement ma voiture (pas besoin), etc. Mais, je ne suis pas une écolo 100% pur jus qui mange bio (parce que bon, le bio y'aurait aussi à dire dessus), qui ne prend jamais de bain (j'adore les bains) et qui ne roule qu'à vélo (si, j'utilise ma Titine parfois, et souvent je suis toute seule dedans !!!)
J'avais peur que ce livre nous dise de continuer à polluer et que de toute façon la Terre s'en sortirait. Mais en fait non, c'est plus subtil que cela.
Tout d'abord, L. Cabrol explique quelques notions telles que l'effet de serre, le rôle des océans sur le climat et la météo, rapidement celui des arbres, et rappelle brièvement des faits des siècles passés ((mini-)ères glaciaires, canicules, vagues de froid, inondations, tempêtes, etc. pour bien rappeler que le temps n'est pas forcément plus déréglé maintenant qu'avant.
Ce qu'il cherche en réalité à faire, c'est à déculpabiliser les gens. Eh oui de toute façon l'être humain est naturellement culpabilisé, alors autant en profiter. L. Cabrol montre que sous couvert d'écologie, c'est en fait des économies que les gouvernants veulent réaliser.
Il montre aussi qu'en matière de météo, rien n'est sûr ; que ce n'est pas une science encore exacte, en tout cas tant qu'on n'aura pas de capteurs plus nombreux et d’ordinateurs plus puissants, et même si un jour on les a, l'effet papillon peut toujours tout bouleverser.
En gros, il nous dit que personne ne sait trop comment va évoluer la planète, justement parce que certains évènement peuvent engendrer tout et son contraire.
Et le point que je redoutais le plus, à savoir, je rappelle, qu'on incite les gens à ne pas arrêter de polluer, il s'est envolé quand j'ai lu cette phrase, à la fin, page 131 : "
Faisons quelques efforts, et certainement, la Terre s'en sortira toute seule..."
Le doigt est pointé vers certains pays émergents faisant fi de leur production de CO2 comme la Chine et l'Inde, et aussi les USA ; c'est vrai que si nous faisons un effort, nous petit pays, alors que de gros pays comme eux pollue à tout va, c'est le pot de terre contre le pot de fer, car nous respirons aussi leur pollution. Mais je pense qu'il faut tout de même s'habituer à moins polluer, que ça devienne un automatisme. Et peut-être montrerons-nous l’exemple aux autres (Comment ça, je rêve ?!!!)
Ce livre n'est ni littéraire ni scientifique, c'est un livre plutôt journalistique--normal, L. Cabrol est journaliste--et il n'a pas valeur de référence, mais il incite les lecteurs à se poser des questions, d'une part sur l'écologie qu'on veut nous "vendre" aujourd'hui, par rapport aux vrais problèmes posés et ainsi, finalement pourquoi pas à se poser des questions sur le reste : comment nous manipule le gouvernement, par exemple.