Ce livre, ça fait des années que je l'ai dans ma (mes) bibliothèque(s) (au fur et à mesure de mes pérégrinations), je l'avais trouvé et acheté en rangeant la pochothèque de la 1ère librairie où j'ai travaillé. C'est dire si ça remonte... Et le livre en lui même était déjà, à l'époque, sorti depuis un moment (1987).
Mêlant physique quantique, biologie, sociologie, astrophysique, et même littérature (!), Henri Laborit retrace ici ce qu'ont apporté et ce qu'apportent les niveaux d'organisation, que ce soit au niveau des particules qu'au niveau de l'univers... en donnant une place particulière, voire parallèle à l'être vivant, lui même système composé de niveaux d'organisation, mais vivants, et qui, sociologiquement parlant fait aussi partie d'autres niveaux d'organisation.
Pour résumer cette notions de niveaux d'organisation je dirai ceci :
il y a les particules élémentaires, qui forment d'autres particules, qui forment des atomes, qui forment des molécules, qui forment des matériaux, qui forment des étoiles (qui forment des planètes), qui forment des galaxies, (...) qui forment l'univers.
Mais aussi les particules élémentaires, qui forment d'autres particules, qui forment des atomes, qui forment des molécules qui forment des cellules uniques, qui ont formé des cellules plurielles, qui forment des organes, qui forment des êtres vivants, qui forment des groupes sociaux, qui forment une espèce...
Tel est le secret des secrets...
Ce livre n'est pas un livre purement scientifique, mais plutôt philosophique utilisant des bases scientifiques (Henri Laborit était tout de même et surtout un biologiste) et de vulgarisation scientifique, tout de même, car il aborde plusieurs notions.
Pour le lire, il faut toutefois avoir quelques connaissances préalables, je trouve, pour tout saisir sans se perdre. En effet, il semble parfois que tout ne soit pas structuré dans cet ouvrage, même si, au final, on s'y retrouve bien.
C'est un livre contre l'égoïsme et contre l'agressivité née du besoin naturel d'agir sur son environnement.

Jamais rien lu de lui...
RépondreSupprimerAh bien voilà une bonne explication de texte qui vient contrebalancer ma mauvaise impression d'hier sur la citation. Pour le plaisir du jeu, je préfère le vers de Mallarmé : Un coup de dé, jamais n'abolira le hasard ! Bonne fin de semaine MAD !
RépondreSupprimerHeure-bleue : Dommage :/
RépondreSupprimerLe Chant : J'avais bien senti comme une incompréhension hier ;)
Plus assez de neurone pour le lire.
RépondreSupprimerÇa, c'est à cause des vapeurs de peinture :p ;)
RépondreSupprimerje crois l'avoir eu en main, mais comme je ne m'en souviens pas, je n'ai pas dû le lire !
RépondreSupprimer:p Il doit être dans ta pile à lire ;)
RépondreSupprimerje me répète mais ici c'est toujours galère pour trouver un livre! et a la bibliothèque ils n'ont presque rien en roman et rien de nouveau ...ils sont restés a Stéphen king! ... :(((
RépondreSupprimerC'est bien dommage :/
RépondreSupprimerL'ouvrage est à juste titre célèbre, et sa "relative" ancienneté par rapport à l'accélération des connaissances ne le rends pas désuet, car il mélange les genres.
RépondreSupprimerJ'ai tout de suite tilté en pensant à une phrase d'Hubert Reeves, dans son livre "Patience Dans l'Azur", que je te recommande, et qui est du même tonneaux (même si Reeves a publié encore et encore pour coller aux découvertes toujours nouvelles).
Dans le chapitre, lLe Hasard bridé", il écrit en exergue: Bien sur Dieu joue aux dés. Mais il ne retient que les coups gagnants". Une phrase résume tout: "La nature a "su" créer les structures biochimiques qui permettent de retenir ses bon coups et d'ignorer ses bavures".
C'est ce qu'il appelle donc le "Hasard Bridé", marquant sa différence avec Monod.
Un autre paragraphe/chapitre devrait te plaire: "La vie implique tous les niveaux du réel". Court mais beau, et plein de sens, dans ce désordre apparent de la matière.
Sur Darwin, je suis moins d'accord (malgré les exemples quasi symbiotiques que présente Laborit et sur lesquels il a clairement raison à mon sens): je pense qu'il y a là plutôt une critique du "darwinisme social": cette récupération du darwinisme voudrait donner des bases scientifiques à l'inégalité sociale entre les hommes. Le plus fort est destiné à dominer (patron, puissant), tandis que les prolos le sont parce qu'ils n'auraient pas les capacités nécessaires, étant faible. Darwin a de son vivant critiqué avec virulence cette interprétation "contre-nature" de son oeuvre qui légitimait le capitalisme, et qui annonçait le fascisme.
Sinon, il est clair que l'être humain est la créature la plus démunie à la naissance parmis les animaux. D'où la civilisation, qui structure l'espèce, la protège, lui donne sa spécificité "culturel".
Et dans cette civilisation, c'est le choix de la solidarité qui doit l'emporter pour la survie de l'espèce, ce qui nous différencie des animaux.
Tout cela nous entraîne très loin, j'ai été long, mais j'espère que ça en valait la peine !
Dans le livre, Laborit explique que si le darwinisme a eu un succès retentissant, c'est effectivement grâce à une sorte de comparaison inconsciente avec le statut social (chez nos amis grands-bretons au départ) : les plus riches sont les plus forts, ceux qui réussissent le mieux, etc. Ce genre de croyance inconscience a dû "plaire" et donc être adoptée plus facilement. Je ne renie pas tout ce qui a été dit sur l'évolution par Darwin, mais je pense qu'il faut voir plus large que cette loi du plus fort. ;)
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