mardi 13 septembre 2011

Relativement simple, paradoxalement complexe

Eh oui, cela faisait plusieurs années que j'avais ce livre dans ma PàL, et je ne l'ai lu que tout récemment... La Relativité d'Albert Einstein, en Petite Bibliothèque Payot.



Je ne vais pas vous l'expliquer ici, la relativité, ou plutôt les théories de la relativité restreinte et de la relativité générale, mais sachez qu'il est question des 2 dans ce livre.
Einstein l'a écrit apparemment en 1916 comme ouvrage simplifié destiné au grand public (niveau bac)... Bon, ça fait longtemps que j'ai passé le bac... et puis les bacheliers de l'après 1ère Guerre avaient peut-être un programme de maths et/ou de physique plus dodu... Je ne sais pas ; quoi qu'il en soit, j'ai eu un peu de mal à suivre tout ce qui était équations...
Et puis les coquilles n'aident pas... Je ne sais pas d'où elles viennent (l'auteur, le traducteur, le correcteur, l'éditeur, l'imprimeur ?) mais quand il manque un numérateur à une fraction (p.47), ou un bout de phrase (pp. 75-76), ou bien que "retesse" est écrit à la place de "vitesse" par exemple (je ne sais plus où) on se demande s'il n'y a pas d'autres choses erronées qui nous induiraient en erreur... Plus les (1) qui renvoient soit à une équation, soit à une note en bas de page, ça finit d'achever le lecteur...
Bref... J'avais déjà les bases sur la (les) relativité(s), et heureusement, parce que ce livre ne m'a pas apporté grand-chose de plus (désolée Albert, qui espérait que "ce petit livre [puisse] être un stimulant pour beaucoup de lecteurs et leur faire passer quelques heures agréables" (p.6)...)

Bon, sur le moment, beaucoup de choses s'éclairent ("Ah ça vient donc de là !") mais s'évanouissent très vite à la vue d'une équation qui vient tout gâcher, ou de constantes dont on ignore la provenance...

Le dernier chapitre est un texte mathématico-physico-philosophique pas toujours très clair sur le temps et surtout l'espace (puis, logique, l'espace-temps).

En espérant que les imperfections ont été corrigées depuis... Mais je me demande : pour être correcteur d'un ouvrage scientifique, il faut avoir de sacrées connaissances scientifiques !

A la lecture de ce texte, j'ai néanmoins relevé quelque chose d'intéressant... en relativité comme en physique quantique, ce qui est déterminant, c'est bel et bien l'observation, donc l'observateur... Alors... qu'est-ce que la physique sans l'observateur ? Pas grand chose finalement... une création, tout comme l'art...
En gros, la physique est donc l'étude de ce que peut observer l'être (humain ou autre), car même dans les théories ou expériences de pensée, il faut une observation (réelle ou virtuelle), un référentiel...
Si ça peut réconcilier les physiques quantique et relativiste...




8 commentaires:

  1. ayant eu des ingénieurs et une physicienne sous la main pendant 5 ans j'ai étudié pour m'amuser toutes ces théories et ensuite toute la partie quantique méme les fluides , le laser, les trous noirs ......ardus mais moi j'avais bien aimé ...
    là j'ai un peu laché ...

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  2. ah si les professionnels de la profession devaient lire les livres... déjà qu'ils travaillent... :)

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  3. Linda : C'est vrai que c'est intéressant ; mais c'est meiux quand c'est bien expliqué :p

    Le Chant : C'est clair :D :D :D

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  4. C'est peut-être pour ça que Einstein avait peu d'atomes crochus avec Einsenberg... ;-)
    Celui-là ayant prouvé que l'observation du réel est quasiment impossible (principe d'incertitude)au moins quant au positionnement d'une particule à un tempx X.
    Il y a aussi une autre loi, dont il faut que je retrouve le nom, sur le regard de l'observateur: toue personne qui observe interfère avec ce qu'il observe. Regarde la différence quand tu prends une photo de quelqu'un qui ignore être photographié et celui qui sait.
    La difficulté tient à l'ontologie même des moyens d'observations: ainsi l'ingénièrerie technique a ses propres limites (Hubble avait ses limites cosmiques, comme les microscope à effet tunnel ont les leurs).
    De même la personne photographiée sans savoir qu'elle l'est ne sera jamais la réalité de cette personne, malgré le caractère "objectif" (le nom vient de là !) de l'objectif. C'est un instant ("instantannée"), un angle, un point de vue.
    Le réel se dérobe sous nos pieds, malgré les avancées. Mais n'est-ce pas mieux ainsi ?

    Nous sommes vraiment synchrones, racccords, sur la même longueur donde (quantique ?) quand tu parles d'art. Pratiquant l'art en aimant passionément les sciences (bien qu'antiscientiste), cette question revient perpétuellement me tarabiscoter.

    Quête de réalité pour la science, de vérité pour l'art ? Même certains scientifiques (surtout en Europe) admettent que le "langage" dela science ne saurait apporter toutes les réponses.

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  5. Oups, en parlant de coquilles, je me relis. Il faut m'excuser, mais plus je tape sur un clavier, plus je fais de fautes.

    Un autre texte d'Einstein qui te stupéfierait: "Pourquoi le Socialisme ?"
    :-)

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  6. Oui c'est principalement en physique quantique que l'observation "objective" est impossible, sur des particules : car si on observe une particule, on est obligé de l'éclairer (en résumé) et les photons interfèrent avec ladite particule... donc elle ne réagit plus de la même manière. Entre sa position et sa vitesse, il faut choisir. C'est aussi le principe révélé par l'expérience de pensée du Chat de Schrödinger...

    Einstein, malgré tout le génie qu'on peut lui reconnaître (mais il ne faut pas oublier sa 1ère femme et les autres physiciens qui l'accompagnaient, et des mathématiciens) n'arrivait pas, effectivement, à admettre la physique quantique.
    Il en parle ultra brièvement à la fin du livre.

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  7. si je lis ce livre,je vais me retracer ms cours à la fac!!!!lol,où la vie est comme équation à plusieurs inconnus,il faut trouver la solution afin de poursuivre....
    passe d'agréables moments et bisous

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  8. A moins de s'endormir :D Ce qui m'est arrivé (à la fac aussi d'ailleurs :D)

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