En effet, pas une seule fois vous n'entendrez le mot "dollar" dans ce film ; pourquoi donc ? Eh bien parce que l'argent n'existe plus... c'est le temps qui sert de monnaie, le temps de vie. Chaque individu a, sur son bras, un compteur. Il nait, et vieilli jusqu'à ses 25 ans. A partir de ce moment, il dispose d'un an de vie. Quand le compteur arrive à zéro, on meurt. Alors on doit travailler pour en gagner un peu histoire de vivre jusqu'au lendemain ; dans le ghetto en tout cas. Certains le jouent au combat ou le volent aussi. Dans la grande ville, c'est différent. Pour y habiter on doit avoir beaucoup de temps...
Will Salas a 25 ans plus 3 ans, sa mère, 50, on dirait un frère et une sœur, forcément. Dans un bar, un soir, Will tente de sauver un gars de la ville, Henry Hamilton, venu en banlieue pour se suicider. Ce gars lui fait certaines révélation sur ce qu'il se passe en réalité et lui donne les 116 ans qu'il lui reste. Will décide alors d’amener sa mère vivre en ville, là où on ne vit pas au jour le jour.
Malheureusement, avec trop peu de temps pour prendre le bus, Mme Salas meurt sur le chemin du retour. Will est dévasté et veut se venger de tous ceux qui ont trop de temps et qui enchaînent ce qui n'en ont pas assez. Mais voilà, il est suspecté dans la mort d'Henry Hamilton par les gardiens du temps...
Si j'ai appelé cet article "Bonnie and Clyde" (avec des chiffres, pour rappeler le film :p) c'est parce qu'un grosse partie du film montre la cavale de Will avec une jeune femme (celle de l'affiche), et tous deux font vraiment penser à Bonnie & Clide, en plus Robin des bois, car le temps, ils n'hésitent pas à le partager.
Malgré quelques incohérences temporelles bénignes, où 1h30 file plus vite que 20 minutes, le film est assez sympa, surtout par son sujet et la critique qu'il en fait de l’Économie. Caron peut très bien transposer cette intrigue à la vie quotidienne, et pas seulement contemporaine, en replaçant le temps par de l'argent : gérer le peuple en lui donnant suffisamment de temps/argent pour survivre, mais pas assez pour vivre, penser, réfléchir, assez pour se soûler, mais pas assez pour se révolter...
Dans ce monde aussi, les femmes doivent sûrement savoir de manière innée courir avec des talons très hauts, c'est pas possible autrement... :p
*PS : Sur le site Allociné, voici ce qu'il est dit : En septembre 2011, l'auteur Harlan Ellison a accusé Andrew Niccol de plagiat. Selon lui, le script de Time Out serait très largement inspiré de sa nouvelle Repent Harlequin publiée en 1965.
mais alors comment vont ils l'avoir leur triple A?
RépondreSupprimerJe n'irai pas utiliser de mon espace-temps pour ce time out, mais ton article est intéressant...
RépondreSupprimerMaé : à quartz, je suppose :p
RépondreSupprimerLe Chant : Merci ;)
Un peu de même avis que lechant
RépondreSupprimerEh bien vous n'irez pas le voir, ensemble :D
RépondreSupprimerCe monde est pire que le notre!!
RépondreSupprimerouais alors j'ai regardé les 10 premières minutes ...puis j'ai regardé autre chose ... je pourrais pas dire pourquoi car j'aime bien la fille et la SF aussi ... vais le revoir pour voir ...( voilà une belle phrase hien: le revoir pour voir lolll)
RépondreSupprimerNigloo : en quelque sorte...
RépondreSupprimerLinda : Le plus intéressant, c'est le côté anticipation et critique de la société ;)
que l'homme veut étre immortel c'était deja le cas dans l'antiquité ... mais de nos jours la science , clone et greffe diverses rend la chose plausible ...perso je voudrais pas
RépondreSupprimerau fait alors tu as vu le film "repo man " ou men ... avec Jude Law?
RépondreSupprimeron prolonge la vie avec des organes mais si tu les paies pas on les reprends ...enfin c'est + que ça mais moi j'aime pas raconter les films
Là les humains ont été génétiquement modifiés pour arrêter de vieillir à 25 ans. Ensuite une année de rab et ils doivent se débrouiller pour gagner leur vie. Certains peuvent devenir immortel et donc riches, et d'autres vivent au jour le jour.
RépondreSupprimerOui, j'ai vu "Repo Men", il est par là : http://minutemad.blogspot.com/2010/09/huissier.html