samedi 1 septembre 2012

Sans espoir ni morale

"Contagion", de Steven Soderbergh, avec Matt Damon, Laurence Fishburne, Jude Law, Jennifer Ehle, Marion Cotillard, Gwyneth Paltrow, Kate Winslet, Bryan Cranston, etc. est en fait un film sans morale ni espoir... L'être humain est peut-être bien le pire virus qu'ait connu la Terre.


Une épidémie se propage assez rapidement... Un virus assez fulgurant dont on ignore encore le taux de contagion. Alors que les personnes compétentes font, semble-t-il, leur possible pour trouver un vaccin et ne pas propager l'alarmante nouvelle, un journaliste free-lance lance la polémique sur son blog : les autorités, de mèche avec les labo pharmaceutiques ne feraient rien pour les malades et préfèreraient créer un vaccin plus tard qui leur rapporterait beaucoup d'argent. Lui prône le forsythia...
Mais la rumeur, ne vient pas que de lui, et alors la panique se répand encore plus vite que le virus lui-même...

Ce film est constitué comme un puzzle, des tranches de vies de certaines personnes durant cette épidémie : un père de famille qui vient de perdre sa femme et son beau-fils et qui tente de protéger sa fille, des médecins épidémiologistes qui, chacun dans leur domaine, tentent de soigner, trouver un vaccin, trouver le patient 0, être diplomate, ne pas créer la panique, etc., le journaliste-fripouille (Jude Law le fait trop bien),...
Mais au fond, ça nous montre la vraie face de l'humanité : égoïste, malhonnête, violente, stupide. Il n'y a guère que 3 personnages dans le film qui semblent être honnêtes et humaines : les 3 femmes épidémiologistes incarnées par Marion Cotillard, Kate Winslet et Jennifer Ehle.

Je regrette un peu le fait que le seul qui se rebiffe contre les labo pharmaceutiques soit considéré comme le méchant de l'histoire... parce qu'en réalité, eh bien, c'est souvent comme ça que ça se passe : on nous vend des médicaments (qui nous rendent malades par ailleurs) alors que des méthodes plus naturelles et moins chères auraient sûrement un meilleur effet.
Je regrette aussi que le film n'ait pas été plus poussé, il manque, j'ai eu l'impression, certaines choses : personne ne semble se soucier de l'épidémiologiste partie à Hong Kong pendant un moment, le vent de panique n'est pas aussi bien représenté que ça ; et le film nous laisse avec cette impression que l'humanité n'a, comme je le disais au début, ni morale, ni espoir...



6 commentaires:

  1. L'inévitable Cotillard, on dirait que le cinéma ne peut rien faire sans elle, perso je ne la trouve pas si inévitable

    RépondreSupprimer
  2. je l'ai vu celui là, je suis restée sur ma faim, toujours sur le fil entre thriller, science fiction et horreur tombant dans le drame psychologique

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Science-fiction, pas vraiment, anticipation et encore, très proche de la réalité... malheureusement.

      Supprimer
  3. ha celui-là je l'ai vu et ....boff ... ça va pas me laisser un souvenir impérissable ...
    bisous ...
    ps: tu risque encore d'avoir un soucis sur mon site ... de toute façon j'ai eu trop de comms pas sympas et d'injures donc pour le moment le prochain article ne sera que le 4 septembre ... c'est pas vraiment une pause mais je souffle un peu de la connerie humaine ....

    RépondreSupprimer