Dans la boutique de téléviseur, le patron vient d'embaucher Hoppy Harrington, un phocomèle, un jeune homme sans bras et sans jambes, qui avance grâce à un chariot et qui a des prothèses-pinces à la place des bras. Hoppy a heureusement un don, il maîtrise la matière.
Bonny Keller, elle, habite la campagne, à West Marin, elle, c'est une frustrée.
Walt Dangerfield, de son côté, va être envoyé, avec sa femme, en orbite, en attendant d'être projeté vers Mars.
C'est en tout cas ce qu'il se passe ce jour-là... le jour C, le jour du Cataclysme.
...
Stuart, Hoppy et le psy se cachent sous terre. Dangerfield voit la chose (les bombes) de là-haut, Bluthgeld croit que tout cela vient de lui (il avait déjà été la cause d'un incident nucléaire quelques années plus tôt) ; Bonny est bringuebalée à travers sa maison, sort, et entre dans la première voiture qui passe...
...
7 ans plus tard, Stuart est l'employé d'un fabricant de pièges à animaux intelligents (oui, les animaux ont muté avec les radiations des bombes), toujours à San Francisco.
Les autres se sont tous retrouvés à West Marin :
Bonny est devenue nymphomane, Hoppy est le réparateur officiel du village, le psy est devenu médecin, Bluthgeld, se faisant appeler Jack Tree, est devenu berger, et Dangerfield est devenu l'Attraction, le seul moyen de communication sur terre, le rendez-vous de tous : il passe de la musique, parle aux gens, leur lit des livres...
Bonny a aussi une fillette de 7 ans, Edie (et un fils, mais elle l'ignore, non né et resté dans le ventre de sa fille).
Nous voilà donc avec une nympho et 3 mégalo (Bluthgeld, Hoppy qui, grâce à son pouvoir veut plus ou moins conquérir le monde, et Dangerfield, qui lui, survole le monde depuis 7 ans et est indispensable aux autres Terriens.)
Cet équilibre est assez stable pourtant... Mais lorsque Stuart débarque à West Marin pour affaire, Bluthgeld pète un câble et tout va de travers... un deuxième cataclysme en vue ???
Difficilement classable, ce roman : science-fiction, anticipation, thriller... un peu tout à la fois ; c'est surtout, comme souvent chez Ph. K. Dick, un roman psychologique, et peut-être même une catharsis pour lui-même.
Je pense que le roman aurait pu continuer un peu plus loin (mais en fait si je dis ça, c'est parce que la nuit où je l'ai terminé, je n'arrivais pas à dormir, et j'aurais bien aimé lire encore un peu ;)), on sent qu'il aurait pu se passer d'autres choses (horribles ?) ; mais cela laisse au lecteur la possibilité de l'imaginer.
En tout cas, même si le monde n'est pas tout rose en ce moment, je le préfère au monde post-cataclysmique décrit ici... sauf peut-être pour les chiens parlants ;)
C'est bien aussi de lire ce qui pourrait se passer, afin que ça n'arrive pas, tout comme de lire ce qu'il s'est déjà passé, afin que cela n'arrive plus...
cool! mais que 3 mégalo? j'en connais d'autres pour la prochaine fois !
RépondreSupprimerbisous et beau we
En personnage du livre, en tout cas :D
Supprimertrès philosophique cette dernière phrase !
RépondreSupprimerOn a tous un peu de philosophie en nous ;)
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