Le blog de la chaîne ! (Et avant : des livres, du Poe, des photos, des films,...)
Je suis un gardeur de troupeaux.Le troupeau ce sont mes penséesEt mes pensées sont toutes des sensations.Je pense avec les yeux et les oreillesEt avec les mains et avec les piedsEt avec le nez et avec la bouche. Penser une fleur c’est la voir et la respirerEt manger un fruit c’est en savoir le sens. C’est pourquoi lorsque par un jour de chaleurJe me sens triste d’en jouir à ce point,Et couche de tout mon long dans l’herbe,Et ferme mes yeux brûlants,Je sens tout mon corps couché dans la réalité,Je sais la vérité et je suis heureux. Fernando Pessoa, Le Gardeur de troupeaux et les autres poèmes d’Alberto Caeiro, traduit du portugais par Armand Guibert, Gallimard, 1960, p. 55-56.
Aaah, à quand les jours de chaleur ?!
Je suis un gardeur de troupeaux.
RépondreSupprimerLe troupeau ce sont mes pensées
Et mes pensées sont toutes des sensations.
Je pense avec les yeux et les oreilles
Et avec les mains et avec les pieds
Et avec le nez et avec la bouche.
Penser une fleur c’est la voir et la respirer
Et manger un fruit c’est en savoir le sens.
C’est pourquoi lorsque par un jour de chaleur
Je me sens triste d’en jouir à ce point,
Et couche de tout mon long dans l’herbe,
Et ferme mes yeux brûlants,
Je sens tout mon corps couché dans la réalité,
Je sais la vérité et je suis heureux.
Fernando Pessoa, Le Gardeur de troupeaux et les autres poèmes d’Alberto Caeiro, traduit du portugais par Armand Guibert, Gallimard, 1960, p. 55-56.
Aaah, à quand les jours de chaleur ?!
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