mercredi 8 février 2012

Dans les catacombes de Paris

Un vendredi soir, fin janvier, nous nous sommes décidés à aller à Paris le lendemain. Au programme : catacombes et Poe ;)

Arrivés à la gare de Sens, à peine les tickets sortis de la borne, nous étions quasi déjà dans le train.
Une heure plus tard environ, nous voici arrivés gare de Paris-Bercy. Direction le métro, pour rejoindre le 14ème.
Sortie du métro, l'entrée des catacombes était pile sous notre nez et sous le museau d'un gros lion :




Mais la file d'attente était bien longue...


Attention si vous y allez, ayez votre carte bleue ou bien l'appoint, parce qu'ils n'ont apparemment pas toujours la monnaie suffisante en caisse. Et ne vous affolez pas si votre ticket de carte bleue n'a pas la bonne date :p

Avant d'accéder à l'ossuaire :


(Oui on avait nos lampes frontales :p)


Des sculptures à même la roche (clin d’œil à l'Angevine ;) ), réalisées de mémoire !














L'entrée de l'ossuaire :



Et voilà l'ossuaire, où sont réunis plus de 6 millions de parisiens...














(futurs stalactites ?)
Coucou !

Hop ! Direction la sortie :




Pour en savoir plus.

Et vous, les avez-vous déjà visitées ?

La suite demain ;)

mardi 7 février 2012

Eclectiques comics

Edgar Allan Poe's Tales of Mystery (Graphic Classics Volume 21), de beaucoup de dessinateurs de BD (Reno Maniquis, Michael Manning, Nelson Evergreen, Brad Teare, Lisa K. Weber, Stan Shaw, Anton Emdin, Ronn Sutton, Craig Wilson, Roger Langridge, Neale Blanden, Molly Kiely, Andy, Ewen, Maxon Crumb et Leong Wan Kok), aux éditions Eureka Productions, est une sorte de recueil de nouvelles et de poèmes de Poe, mais en BD (en comics) (pas avant 12 ans).


Dedans donc on trouve les contes "Murders in the Rue Morgue", "The Facts in the Case of M. Valdemar", "Berenice", "Hop-Frog", The Oval Portrait", "The Man of the Crowd", "King Pest", "The Tell-Tale Heart", "The Masque of the Red Death", et comme poèmes : "Alone", "To... Violet Vane", "A Dream Within a Dream", "Eldorado", Spirits of the Dead", "The Conqueror Worm".
Les styles sont très différents les uns des autres, je ne m'y connais pas assez en BD pour vous les décrire par contre, mais je pense qu'on trouve un peu de tout. Mes préférées étant la dernière BD "The Murders in the Rue Morgue" et l'avant-dernière "The Masque of the Red Death".
Le mélange des styles et des genres (mystère, gothique, poésie, mélancolie, horreur, policier) donne un bel éventail de ce que savait faire Poe en matière de littérature.

lundi 6 février 2012

Avant guerre

"Sherlock Holmes : Jeu d'ombres", de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr, Jude Law, Jared Harris, Noomi Rapace, Stephen Fry, Kelly Reilly, Paul Anderson, etc., suite du premier, se situe environ 6 mois après.
Des évènements sans liens apparents perturbent l'Europe et le monde : des entreprises revendues, des morts, des attentats... Alors que John Watson prépare son mariage, Sherlock Holmes, lui, démêle les fils de ce complot... Au centre de tout cela, il place le célèbre professeur Moriarty : grand cerveau, mais aussi grand sociopathe.
Soucieux de protéger son ami Watson, Sherlock Holmes rencontre le professeur, en vain, ou presque. Avant de tenter d'arrêter Moriarty dans sa folle quête, il prend des disposition pour sauver le docteur et sa nouvelle épouse, dommages collatéraux envisagés par le professeur sans morale.

Toujours très drôle, toujours plein d'action et de réflexion, des prises de vue et pratiques numériques bien pensées et qui soulignent le propos, (débarrassés du personnage qui m'a gênée dans le 1er opus), des références très proches de l’œuvre littéraire, et une moralité toujours d'actualité... l'Homme a le mal en lui, pas forcément besoin d'un professeur Moriarty pour arriver au pire...
J'espère ne pas en avoir trop dit, je ne pense pas, mais en tout cas, je le conseille ;)


dimanche 5 février 2012

Aspic, drôle d'équipe

C'est sur le blog de Cécile que j'ai découvert cette BD, ou plutôt ces BD : Aspic détectives de l'étrange - Tome 1. La Naine aux ectoplasmes et la suite Tome 2. L'Or du vice, de Thierry Gloris au scénario et Jacques Lamontagne au dessin, aux éditions Quadrants.

Ces 2 tomes racontent deux enquêtes parallèles et liées, menées d'un côté par Auguste Dupin pour la police parisienne et de l'autre par Flora Vernet, son apprentie. Cela se passe à la fin du XIXème siècle...
Dupin enquête sur la disparition d'une naine médium, Kathy Wuthering, et Flora tente de retrouver la montre d'un client, Hugo Beyle, et tous deux partent sur sa trace.

Dans cette histoire, Dupin n'est pas vraiment tel qu'on se l'imaginait dans les contes de Poe, déjà il est plus vieux... Flora Vernet, nièce de... je ne vous dis pas qui, m'a beaucoup fait penser à Adèle Blanc-Sec (du film, car je n'ai pas lu les BD), et ça m'a chagriné un peu... mais j'ai su passer outre.
Ces BD contiennent de multiples clins d’œil à la littérature du XIXème siècle, rien que dans mon mini résumer, on peut en compter 3 si on a l’œil ;)
Le dessin est sympathique, beaucoup de détails, très soigné. Les dialogues sont parfois en décalage avec l'époque, enfin, m'a-t-il semblé, mais comme c'est de l'humour avant tout, on s'y fait.
Il faut savoir aussi que l'occultisme et/ou le fantastique est très présent dans ces BD, et ce ès la première planche, ce qui ne colle pas trop avec les histoires habituelles de Dupin :p

La fin implique une suite potentielle, puisqu'elle présente la création d'Aspic (une agence de détectives)...



samedi 4 février 2012

My tribute

Je vous disais, dans cet article, que lors de la cérémonie en l'honneur de Poe, le 19 janvier dernier à Baltimore, des textes seraient lus, dont un petit que j'avais écrit en introduction et conclusion d'un passage de "Berenice", lu par le Chevalier Dupin.
Dans les commentaires, je disais aussi que j'avais participé à un concours : écrire un texte en l'honneur d'Edgar Poe, le Poe Tribute.
Eh bien je ne suis pas peu fière de vous annoncer que mon texte a été choisi :) c'est même le 1#, le number one ! :)))

Youhou !

"Whether it was in his life, in his thoughts or in his work, Edgar Poe seemed to constantly reel between Charybdis and Scylla, whereas his will was to find a balance, to reach a quiet point, as Ulysses who wanted to go back to Ithaca. He wanted to reach harmony and perfection, but the image which has flown across the years unfortunately shows him as a poor man and tormented writer. Actually, his analytical skill enabled him to reach a nearly empathic state; he knew how to become a Gothic and horror-tale writer, a literary critic, an editor, a lecturer, and so on. But he was above all a poet. He was a genius and a visionary who was scorned and misunderstood, whereas he was in fact ill and sad, and above all lucid, meticulous,... in quest of Beauty, Harmony and Perfection.
At the end of his life, he wrote Eureka so as to set his knowledge in eternity: "What I here propound is true:—therefore it cannot die; or if by any means it be now trodden down so that it die, it will 'rise again to the Life Everlasting.'" As a matter of fact, Eureka unified Poe’s thought and clarified his process: the search for Harmony and Beauty.
Thanks to this “prose poem” and in spite of the negative reputation he had, he is now more and more considered as a literary precursor, a great author, and even as a scientific visionary.
And we are here today to celebrate him, because we know who he really was: a man who takes a huge place in our hearts, a genius who has changed our lives, who has changed my life, because from childhood’s hour I have not been as others were, I have not seen as others saw, I could not bring my passions from a common spring... and then, discovered that I was not alone: Mr Edgar Poe was by my side.
I don’t know how to thank him for that, so I wrote these lines for him.

Mr Poe, you will rise again to the Life Everlasting, and to do so, we’ll fight to keep your House and Museum open here in Baltimore!

Happy birthday Mr Poe!
"

-> "Que ce soit dans sa vie, dans ses pensées ou dans son oeuvre, Edgar Poe semblait constamment aller de Charybde en Scylla, bien que sa volonté fut de trouver un équilibre, d'atteindre un état de tranquillité, ainsi qu'Ulysse voulant retourner à Ithaque. Il cherchait à atteindre l'harmonie et la perfection, mais l'image de lui qui a traverser les ans le montrait malheureusement comme un pauvre homme et un écrivain tourmenté. En réalité, son talent analytique lui a permis de trouver un état quasi empathique ; il sut devenir un auteur de gothique et d'horreur, un critique littéraire, un éditeur, un conférencier, etc. Mais il était avant tout un poète. Il était un génie et un visionaire méprisé et incompris, alors qu'il était en fait malade et malheureux, et surtout lucide,  méticuleux... en quête de Beauté , d'Harmonie et de perfection.
A la fin de sa vie, il écrivit Eureka afin de graver son savoir dans l'éternité : « Ce que j’avance ici est vrai ; donc, cela ne peut pas mourir ; ou si, par quelque accident, cela se trouve, aujourd’hui, écrasé au point d’en mourir, cela ressuscitera dans la vie éternelle. » Ainsi, Eureka unifiait la pensée de Poe et clarifiait son intention : la recherche de l'Harmony et de la Beauté.
Grâce à ce "poème en prose" et en dépit de la réputation négative qu'il eut, il est aujourd'hui de plus en plus considéré comme un précurseur en littérature, un grand auteur, et même comme un visionnaire scientifique.
Et aujourd'hui, nous sommes ici pour lui rendre hommage, parce que NOUS savons qui il était vraiment : un homme qui prend une énorme place dans nos cœurs, un génie qui a changé nos vies, qui a changé MA vie, car depuis ma prime enfance je ne suis pas comme les autres ; je ne vois pas ce que les autres voient ; je n’ai pas su tirer mes passions au puits commun. Ma tristesse ne provient pas de la même source. at ainsi j'ai découvert que je n'étais pas seule : M. Edgar Poe était à mes côtés.
Je ne sais pas comment le remercier pour tout cela, alors j'ai écrit ces quelques lignes pour lui.

M. Poe, vous ressusciterez dans la vie éternelle, et pour ce faire, nous nous battrons pour garder votre Maison & Musée ouvert ici à Baltimore !

Bon anniversaire M. Poe !
"

Voici la photo de Mark Redfield lisant le texte :

J'vous ai mis la légende Facebook qui allait avec ;)


Beaucoup de monde à cet évènement :



Jeff Jerome en maître de cérémonie :



Tony Tsendeas, dans la peau du narrateur de "The Black Cat" :


"Dupin" (Matthew Bowerman), après sa lecture de "Berenice" :


Voici l'intro et la conclusion que j'ai écrites pour cette occasion :

"Cher Monsieur Jerome, this is an honor for me to be with all of you tonight to celebrate Monsieur Poe’s birthday and I would like to thank you warmly for inviting me.
As you know—or maybe not—, I am a great admirer of
Monsieur Poe, and that for as long as I can remember...
He is the most French of the American writers. Furthermore, he has been an inspiration for many and many French writers and artists as Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé (his more famous French traductors), Paul Valéry, Jules Verne, Claude Debussy, Odilon Redon,
et caetera.
So, I would like to read for you the end of "Berenice", one of his terrifying tales, which makes my teeth chatter...

[...]

Aaah... I truly love that story! Berenice reminds me Marie Roget, or Mademoiselle L’Esplanaye... Oh you believe I am a macabre man or mad. Yet, mad I am not... I just thought about my success resolving these cases...
But you know, without
Monsieur Poe I would not exist, nor would that English detective... what’s his name again? Ah... a certain Sherlock Holmes... Quite the inferior fellow you know...

Oh! I was about to forget:
Joyeux anniversaire, Monsieur Poe !"

-> "Cher Monsieur Jerome, c'est un honneur pour moi d'être parmi vous tous ce soir pour célébrer l'anniversaire de Monsieur Poe, et je voudrais vous remercier chaleureusement de m'avoir invité.
Comme vous le savez--ou peut-être pas--, je suis un grand admirateur de Monsieur Poe
, et cela depuis aussi longtemps que je me souvienne...
Il est le plus française des écrivains américains. De plus, il fut une source d'inspiration pour beaucoup, et beaucoup d'écrivains et artistes français comme Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé (ses traducteurs français les plus célèbres), Paul Valéry, Jules Verne, Claude Debussy, Odilon Redon, et caetera.
Aussi, je voudrais vous lire la conclusion de "Berenice", l'un de ses contes terrifiants, qui me fait claquer des dents...

[...]

Aaah... J'aime vraiment beaucoup cette histoire ! Bérénice me rappelle Marie Roget, ou Mademoiselle L'Esplanaye... Oh, vous me pensez macabre, ou fou. Cependant, je ne suis pas fou... Je pensais seulement aux succès remportés en résolvant ces affaires...
Mais vous savez, sans Monsieur Poe je n'existerais pas, ni ce détective anglais... quel est son nom déjà ? Ah... un certain Sherlock Holmes... Très inférieur vous savez...

Oh ! J'allais oublié : Joyeux anniversaire, Monsieur Poe !
"

"Rufus W. Griswold" (John Spitzer), eh oui, et d'après ce que j'ai compris il a présenté ses excuses à Edgar Poe :


"Fortunato" (Thomas Rinaldi) :


Les lecteurs et personnages réunis :



Ah... j'aurais vraiment aimé y être !!!...

vendredi 3 février 2012

La cité des enfants perdus...

Hmm, non, ce film là, je l'ai vu et revu il y a fort longtemps. Celui que je n'avais pas encore vu par contre, c'est "A la croisée des mondes : La Boussole d'or", de Chris Weitz, avec Dakota Blue Richards, Nicole Kidman, Daniel Craig, Sam Elliott, Eva Green, Jim Carter, etc.
Ce film est bien sûr tiré du 1er roman de la saga du même nom, de Philip Pullman. Située entre Les Chroniques de Narnia, L'Histoire sans fin, d'un côté, et Harry Potter de l'autre (dans le temps, mais aussi dans le thème, l'ambiance) on retrouve beaucoup de thèmes communs avec ces 3 autres sagas pour enfants : les animaux, les orphelins, les objets magiques, les mondes similaires mais différents du nôtre,...


Une jeune orpheline, Lyra Belacqua, réside au Jordan College ; elle est intrépide, menteuse, et surtout très curieuse. Dans ce monde, très semblable au nôtre, tous les habitants ont avec eux un démon : un animal qui est lié à eux pour la vie. Tous ? Non, les ours polaires (ours qui parlent, dans ce monde), n'en ont pas. Les sorcières, si. Bref, vous voyez bien que les habitants sont un peu différents de nous...
Un danger plane depuis quelques temps sur les enfants : ils se font enlever par les Enfourneurs !

L'oncle de Lyra, Lord Asriel, est un aventurier qui a découvert une chose que les autorités (le Magistérium) veut cacher : il existe des particules, nommées poussières, qui relient différents mondes entre eux.

Des complots se trament pour l'arrêter ; Mme Coulter, femme très puissante, emmène Lyra avec elle dans un périple vers le nord, mais Lyra s'aperçoit que quelque chose cloche et s'évade. Elle apprend, par des Gitans qu'elle connaît et qui la protègent, que son meilleur ami a été enlevé par les Enfourneurs. Il faut aller le sauver !

L'histoire en elle-même est sûrement très sympa, et il me faudra un jour lire les livres. J'ai d'ailleurs un livre sur Pullman et sa saga, mais j'attends, avant de le lire, d'avoir lu A la croisée des mondes : Les mystères de la science dans la trilogie de Philip Pullman, A la croisée des mondes, de Mary et John Gribbin, Gallimard Jeunesse.
Le film, lui, pêche par plusieurs côtés, dont le montage parfois affreux, qui saccage un peu tout. En fait, oui, je crois que c'est avant tout le montage qui gâche tout ; et on ne peut du coup plus voir le film correctement...
Heureusement, la jeune actrice Dakota Blue Richards relève le niveau.

La fin implique une suite ("La Tour des anges"), comme pour le livre, mais je ne sais pas si elle sortira un jour...

jeudi 2 février 2012

Turner et Poe

Le Studio 923a, à Strasbourg, a expérimenté un livre dont la typographie joue avec les couleurs et le contraste, pour retrouver, à travers le texte, des paysages de Turner.
Ce livre, c'est le roman d'Edgar Poe Les Aventures d'Arthur Gordon Pym de Nantucket :).

Ce livre s'ouvre comme un bloc-note :






Je ne sais pas si c'est très pratique pour lire, mais en tout cas, c'est original ;)

Source : Booketing, blog de 923a.

mercredi 1 février 2012

La quatrième dimension

Le livre dont je vais vous parler ne devrait pas se trouver dans cette rubrique parce qu'il se trouve que je l'avais déjà lu... mais j'avais oublié, c'est en le (re)lisant que je me suis aperçu que ça me disait quelque chose...
Il s'agit de La Maison enragée et autres nouvelles fantastiques, recueil de nouvelles de Richard Matheson (c'est donc pas tout jeune), chez Librio.


Sept nouvelles, très courtes au début, tout a fait dans le style 4ème dimension (et c'est normal, Matheson ayant écrit pour la série ;)) :
- "Quand le veilleur dort", une sorte d'ancêtre de Matrix.
- "L'Habit fait l'homme", un mélange de "L'Homme qui était refait", de Poe, et d'homme invisible ;).
- "La Chose", critique anticipée d'une société qui ne jure que par un certain type de science.
- "Avis à la population", l'histoire d'un écrivain de nouvelles de SF qui s'aperçoit que tout ce qu'il a sorti de son cerveau en matière d'invasion extraterrestre est en train de devenir réalité.
- "Mamour, quand tu es près de moi", ce sont les 6 mois que passe un homme, sur une planète où vivent les Gnee ; il doit surveiller qu'une production se passe bien. Mais la Gnee qui lui sert de cuisinière est télépathe et le harcèle chaque jour un peu plus...
- "La Maison enragée" un écrivain raté, professeur de lettres, toujours sur les nerfs, toujours emporté, toujours à bout a transmis sa colère, énergie négative, à sa maison, qui le lui rend bien...
- "Une résidence de haut vol", celle dont je me souvenais le plus : les habitants d'une résidence à bas prix suspectent que leur immeuble est en fait une façade pour... autre chose...

Fans de la Twilight Zone, ruez-vous sur les histoires de Matheson, elles semblent directement issues de Lovecraft, en plus modernes bien sûr, mais l'ambiance y est.

mardi 31 janvier 2012

La boîte de Pandore

Spécialiste des films un peu dérangeants, en tout cas oppressants, Joel Schumacher a réalisé "8mm", avec Nicolas Cage, Joaquin Phoenix, Catherine Keener, James Gandolfini, Peter Stormare, Chris Bauer, Anthony Heald, etc. Et pour vous donner un idée du style dérangeant, le scénariste est celui de "Seven", Andrew Kevin Walker...


Tom Welles est un détective privé ; en général, il fait de la surveillance, et rapporte les faits à ses employeurs.
Mais cette fois il doit mener une véritable enquête. Mme Christian, qui vient de perdre son époux, très riche et très respecté, a trouvé dans son coffre-fort un film en 8mm d'un goût plus que douteux : une jeune fille s'y fait assassiné par un homme masqué de cuir. Mme Christian veut savoir si cette fille a réellement été assassinée ou c'est c'est simplement du cinéma. Choqué par ce qu'il a vu, Tom accepte d'enquêter et découvre vite un pan de la société dont il ignorait, si non l'existence, du moins la perversité exorbitée.
Il doit enquêter dans un milieu pire que la pornographie, remonter de plus en plus loin sur le terrain du vice et de la perversion pour savoir ce qu'il s'est réellement passé, et surtout : pourquoi !

Ce film nous fait surtout réfléchir sur la psychologie humaine qui tombe parfois extrêmement bas, à n'en plus croire que c'est de la psychologie d'ailleurs, mais des instincts bizarres, même pas bestiaux car les bêtes ne s'abaissent pas à ce genre de choses...
Comprendre pourquoi, y a-t-il vraiment à comprendre ? Attrait de l'argent ? Folie ? Traumatisme ? Il n'y a parfois pas de réponse, pas de réponse pensable en tout cas.