Le Cercle de Finsbury, de B. A. Paris, aux éditions du Livre de poche :
Je partais peut-être avec trop d'attentes dessus, vu l'engouement, et dès le départ j'ai été un peu freinée dans mon élan par cette narration à la 1ère personne du singulier présent qui, pour moi, doit être utilisée dans des cas bien spécifiques ; ici ce n'était pas totalement justifié, à mon sens.
Ensuite, le personnage principal, Alice, m'a bien vite agacée, car c'est un peu l'archétype de l'héroïne dont le monde tourne autour des hommes, et qui ne fait que s'apitoyer sur elle-même.
Vous aurez compris, après une grande attente, le départ n'a pas été à la hauteur.
Pour autant, si on aime les thrillers domestiques, il entre totalement dans les cases, ce qui en fait un bon roman (pour la cible adéquate en tout cas) :
Alice et Léo viennent d'emménager dans une maison au sein du Cercle de Finsbury, une sorte de mini lotissement sécurisé en plein Londres. Tout le monde s'y connaît déjà et il est difficile pour Alice de se faire de nouveaux et nouvelles ami·es, surtout que Léo n'est pas trop pour. Et puis les voisins semblent assez réticents à son égard. Quand elle découvre pourquoi, elle est d'abord atterrée et veut partir, mais bien vite, elle se donne pour mission de découvrir la vérité sur ce qu'il s'est réellement passé dans cette maison quelques années plus tôt.
Paranoïa, secrets, omerta, culpabilité, suspicion, tous les ingrédients sont là, mais peut-être à l'excès, car finalement, elle suspecte quasiment tout le monde... et c'est un peu trop à mon goût.
Donc si vous avez l'habitude de lire ce genre, vous ne serez pas dépaysé·es, mais si vous cherchez un twist ou quelque chose de plus consistant, ce roman sera trop léger pour vous.
Je pense donc juste que je n'étais pas le lectorat-cible pour ce roman.

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