vendredi 12 novembre 2010

Rejeté

Cela faisait longtemps que je me disais devoir lire La Métamorphose de Franz Kafka.
Comme j'en ai parlé , je me suis acheté le livre, aux éditions Seuil, collection L'École des lettres.
Et je l'ai lu le 1er novembre dernier.


C'est en fait une nouvelle ; et le livre contient en plus une petite analyse du texte ainsi qu'une chronologie biographique succincte de Kafka.
Gregor Samsa est un jeune homme qui travail comme commercial, voyageur d'affaire plus précisément ; il vit chez ses parents, avec sa sœur, et c'est lui qui pourvoit aux besoins financier de la famille.
Mais un matin, il se réveille en retard alors qu'il doit prendre le train. Il s'aperçoit que son corps a changé : un ventre lisse, des tas de pattes qui gigotent dans tous les sens... Mais ça ne l'effraie pas plus que cela. Son obsession est plutôt que ses supérieurs vont lui en vouloir férocement de ne pas être allé travailler aujourd'hui.
Un peu plus tard, le fondé de pouvoir de la société où il travail vient en personne trouver une explication à son absence. Et ils finissent tous, le fondé de pouvoir et la famille Samsa, par découvrir l'insecte qu'est devenu Gregor.
C'est la panique !
Mais pour Gregor, le plus tragique, c'est qu'il ne pourra plus faire vivre sa famille ; famille qui dorénavant a tendance à être horrifiée par sa simple présence...

Histoire fantastique, métaphore autobiographique ? On apprend, dans la petite analyse située après la nouvelle, que Kafka n'aimait pas cette histoire, surtout parce qu'il l'avait écrite de manière saccadée. On ressent en effet certaines coupures, quelques décalages dans le texte.
Mais on y retrouve tout de même l'essence de Kafka (bon, je dis ça, mais je n'ai lu que Le Procès à part celui-là...), c'est tout du moins une espèce d'impression qui fait que l'on ressent être en train de lire du Kafka : une certaine naïveté dans le personnage principal, une certaine candeur face à l'adversité...

Bref, Kafka n'aimait pas, mais il a tout de même su créer une atmosphère bien particulière, étrange et triste, qui emporte facilement le lecteur.


jeudi 11 novembre 2010

Série d'automne II

Comme promis, la suite des photos d'automne...
Après les champignons, les jolies feuilles :

Le 26 octobre :





Et le 1er novembre, lors d'une éclaircie où les feuilles dorées au soleil étaient particulièrement colorées :








(Avec celle-là, j'ai failli me cramer les yeux. J'ai eu des taches vertes et violette sur la rétine pendant près de 10 minutes !)

mercredi 10 novembre 2010

J'adore l'eau

Eh oui, bientôt, l'eau sera une denrée rare... Et Jean-Claude Van Damme l'a bien compris :




J'adore sa manière de le dire et de le ressentir...

Il est trop fort ce Jean-Claude !
JCVD powa'!

mardi 9 novembre 2010

Sur la trace des origines

L'été dernier, lorsque que j'ai lu Le Premier jour, de Marc Lévy (Pocket), la rubrique "J'ai enfin lu" n'existait pas encore. Je ne vous en ai pas parlé.

J'ai lu la suite : La Première nuit, de même auteur, et je vais vous en parler.

Suite quasi directe du premier roman, La Première nuit et ses 2 héros, Adrian et Keira, nous emmènent à travers l'Europe, l'Asie et L'Afrique à la recherche d'objets mystérieux qui semblent pouvoir révéler un grand mystère sur l'Univers ou sur l'humanité...
Mais un groupe international secret veut les en empêcher par tous les moyens ; ainsi, à la fin du premier roman, Keira a disparu en Chine et Adrian, chez sa mère, en Grèce, s'aperçoit grâce à une photo que la femme de sa vie est peut-être encore en vie. Il part la retrouver.
C'est là que commence le second roman.

On sent que le texte est plus travaillé que dans les précédents romans (le seul que je n'ai pas lu est Les Enfants de la liberté), la dynamique est plus intense aussi, et l'intrigue semble porter sur une échelle plus universelle.
Vers la fin, le contexte ressemble presque à du Werber...

A part quelques petits loupés [un paragraphe au présent au milieu du roman alors que tout le reste est au passé (sauf le début, mais ça, c'est normal), une explication scientifique très tirée par les cheveux à la fin, concernant les acides aminés et les chromosomes...], à part ça, disais-je, le roman est plutôt bien ficelé et attrayant.





lundi 8 novembre 2010

Carte du marathon d'Orléans

Le 14 novembre prochain aura lieu le marathon d'Orléans (Orléans La Source).
Mon homme et mon frère y participeront.
Alors bon, un marathon, c'est long (+ de 42 km), alors sur un petit plan, on ne voit pas bien, surtout lorsqu'il y a 2 tours...




J'ai donc voulu un plan en grand, une "belle" carte !
Direction Google Earth où j'ai fait une multitude de captures d'écran ; réduites de plus de moitié, de les ai imprimées (sur des dos de feuilles déjà utilisées), puis tel un puzzle, j'ai assemblé les "pièces"...





Et voilà !



dimanche 7 novembre 2010

Electron libre



"Hors de contrôle", de Martin Campbell, avec Mel Gibson, Ray Winstone, Danny Huston, Bojana Novakovic, etc. est un film tiré d'une série des années 80' ("Edge of Darkness", réalisée par ce même réalisateur) ; c'est l'histoire d'un flic de Boston, Thomas Craven, qui retrouve sa fille de 25 ans, Emma, partie travailler depuis plusieurs mois dans une entreprise sur la recherche nucléaire.
Elle semble malade et lorsque qu'ils partent pour l'hôpital, elle se fait tirer dessus à gros calibre. Elle meurt, tout le monde pense que c'est Thomas qui était visé... Mais ce dernier découvre une arme dans les affaires de sa fille et il commence à penser que c'était bien elle qui était visée.
Totalement déconnecté de la police, il veut enquêter de son côté, en électron libre, pour découvrir pourquoi on a assassiné sa fille...

Rien de bien mystérieux, il est révélé assez vite ce qui s'est vraiment passé. Ce n'est pas le but du film.
Mise en scène, cadrages et prises de vue plutôt basiques, rien de bien extraordinaire... Est-ce pour rappeler les années 80' de la série originale ?

Par contre ahlala, ça démonte un peu le système américain (les lois, les magouilles,...), et ça, c'est pas mal.
Scènes parfois violentes, sanglantes, parfois prévisibles... Il faut surtout bien suivre, mais ne pas trop se poser de questions en se torturant l'esprit car on comprend l'ensemble à la fin.


samedi 6 novembre 2010

Série d'automne

L'automne c'est quoi ? Les feuilles d'arbres qui jaunissent et les champignons ! (dit pas très poétiquement...)
Bin voilà une série de photos sur le sujet car devant chez nous se trouve un tas (oui, oui, un tas) de champignons. Alors je les ai photographiés, et pendant que j'y étais, j'ai pris aussi quelques feuillages et épines; une note en 2 temps donc, tout d'abord les champipi, et dans une prochaine note, les feuillages (sinon, ça fait troooop long) :

C'était le 26 octobre dernier :
















Et le 1er novembre :


vendredi 5 novembre 2010

Six feet under

Edgar Poe l'a écrit, Quentin Tarantino l'a joliment tenté, Rodrigo Cortés l'a osé...
Je veux parler de "Buried", de Rodrigo Cortés donc, avec Ryan Reynolds... oui lui tout seul, avec d'autres acteurs prêtant leur voix via téléphone portable...
Car en fait, Paul Conroy, notre personnage principal et unique est enfermé dans une espèce de cercueil, enterré, avec un Zippo, un téléphone portable réglé en arabe (oui, je ne vous avais pas dit : il travaille en tant que camionneur en Irak et a été pris en otage) chargé à moitié...
Il respire mal, il a chaud, et est très sensible au stress. De plus, on ne croirait pas, mais il peut s'en passer des choses, enfermé sous terre dans un espace d'environ 1m³...


Je ne vous en raconte pas plus, ce serait vous gâcher le suspens. Parce que oui, il y a du suspens, de la tension et de l'oppression.
Confiné dans le cercueil avec Paul, on ressent sa peur et son angoisse, on vit avec lui la panique, la colère, la résignation, l'espoir,...

De plus, le réalisateur réussit à diversifier les façons de filmer, jouant aussi sur les multiples éclairages (flamme, lampe, téléphone,...) Je vous laisse apprécier par vous-même, si vous décidez d'aller le voir.
Un film spécial comme on n'en voit pas souvent... Franchement, moi je dis chapeau au cinéma espagnol !


jeudi 4 novembre 2010

POE session

Ce jeu de mots n'est pas de moi, mais de Bussy, le groupe, Xavier Bussy, le compositeur.
Ma collection Edgar Poe se remplit petit à petit et j'y ai donc ajouté ce CD, en hommage à Edgar Poe :





mercredi 3 novembre 2010

Inversion des rôles

"Daybreakers", de Michael & Peter Spierig, avec Ethan Hawke, Sam Neill, Willem Dafoe, Claudia Karvan, Isabel Lucas, Michael Dorman, etc. est une histoire de vampires...
Ouh lala, j'entends "Encooooore !!!" en chœur dans l'assemblée... Oui, encore, mais là, c'est différent :D


Nous sommes en 2019 ; depuis 10 ans c'est la population vampire qui a pris le dessus sur celle des humains, c'est derniers étant utilisés comme réserves de sang. Mais voilà, il y en a de moins en moins, des humains, entassés qu'ils sont à la Matrix sur des pompes à sang géantes. Il en reste bien quelques uns qui se cachent, mais ils sont traqués, c'est une denrée devenue rare !
Les vampires donc, pour la plupart des ex-humains, sont un peu comme nous dans la vie de tous les jou... de toutes les nuits : ils travaillent, ils attendent le métro (quoi que par chez moi, le métro, y'a pas ! :D), ils fument, ils boivent... du sang... Oui sinon ils se transforment en espèce de vampires pires  grandes oreilles, décharnés, avec des ailes qui leurs poussent, berk ! Ils doivent donc à tout prix trouver une solution : la race humaine s'éteint, il faut trouver un substitut...
Edward Dalton, hématologue, travaille là dessus.
Oui mais voilà, lui n'a jamais voulu être un vampire. C'est son frère qui l'a transformé. Il se refuse désormais à boire du sang humain. Et quand il rencontre des êtres humains, une nuit, il tente de les aider.

Ceux-ci reviennent le trouver plus tard car ils ont besoin de ses talents d'hématologue afin de trouver un moyen de guérir les vampires et les retransformer en humains... Dès lors, il devient un fugitif, traqué entre autres par son patron et son frère, Frankie, soldat.

Originale comme histoire de vampires : les rôles sont un peu inversés ; c'est l'espèce vampire qui a le pouvoir, qui est menacée par une catégorie de vampires sous-terrains et qui a besoin de l'être humain pour survivre. Certains ont décidé de devenir ainsi pour ne jamais mourir, mais ne vaut-il mieux pas mourir plutôt que de ressembler à ça par manque d'hémoglobine humaine ? :



Très sanglant, le film est d'ailleurs interdit aux moins de 12 ans. On retrouve chez ces vampires des caractéristiques humaines, et c'est peut-être ça qui fait le plus peur :p C'est une sorte de satire de notre société de sur-consommation, prête à tout pour s'arroger les éléments élémentaires à notre survie, quitte à les épuiser...



mardi 2 novembre 2010

Drôle de champignon !

Début octobre, beaucoup de champignons encore poussaient partout partout partout... Drôle de champignon que celui-ci qui ressemble à une rose :

Et début novembre, un autre, mais qui lui ressemble étrangement :




Même qu'il ressemble aussi à un Gremlin !!!

Savez-vous ce que c'est ? Moi pas... mais je n'y connais rien en champignons 'faut dire...

lundi 1 novembre 2010

Où l'humour n'est plus un bouclier...

Dans la saga du Cycle des anges de Bernard Werber (Les Thanatonautes et L'Empire des anges) revient souvent la phrase "L'amour pour épée, l'humour pour bouclier". On la retrouve aussi d'ailleurs dans son dernier roman en date Le Rire du Cyclope (Albin Michel)... mais là, l'humour est plus une arme qu'un bouclier...


Le comique le plus célèbre de France et l'homme le plus aimé des Français, le Cyclope, alias Darius Wozniak, meurt juste après son spectacle à l'Olympia. Crise cardiaque.
Mais Lucrèce Nemrod, journaliste scientifique au "Guetteur Moderne" pense, elle, que c'est un meurtre. Elle va demander l'aide de son ami Isidore Katzenberg, lui aussi journaliste scientifique, mais à la retraite.
Tous deux vont tenter de remonter les pistes qui semblent indiquer qu'effectivement Darius fut victime d'un meurtre en salle close...

J'ai lu tous les livres de Werber (sauf les BD). A l'époque, c'était un auteur original ! Mais les années passent et l'originalité n'est plus.
La preuve, ce roman là est basé sur une nouvelle dont j'ai parlé , tirée de Paradis sur mesure, "Là où naissent les blagues".

Littérairement parlant, c'est toujours du Werber, c'est à dire plus à la recherche d'une histoire, d'une combinaison de faits et d'évènement présents, passés et futurs, que de littérature à proprement parler. Et il le revendique, même à l'intérieur du roman. Pourquoi pas d'ailleurs. C'est un peu ce qui fait sa griffe.
Pour ce roman, donc, il a repris une des nouvelles qui avaient le plus plu aux lecteurs (suite à un sondage sur son blog), leur a aussi demandé des blagues, qu'il a incluses dans le livre (une de celles que j'avais proposé en fait d'ailleurs partie ;) ) et a monté une histoire "entourant" celle de la nouvelle, en reprenant les personnages d'Isidore Katzenberg et de Lucrèce Nemrod, déjà présents dans Le Père de nos pères et L'Ultime secret (parmi mes préférés de l'auteur). Comme d'habitude, il a repris des faits historiques, des études scientifiques existantes (dont une que j'avais évoqué sur les plus anciennes plaisanteries au monde), tout en ponctuant le récit de iPh*ne par-ci iPh*ne par là.
Jamais je n'avais vu une pub aussi longue...
J'espère que l'auteur est rémunéré par Apple, sinon, il se fait exploiter volontairement ! (Mais comme il y a apparemment une nouvelle appli iPh*ne qui va avec le livre... il a peut-être même des actions chez eux...)
Ce n'est pas une critique, juste une constatation.

Werber a sûrement voulu la création de ce livre interactive, donnant la possibilité aux futurs lecteurs, d'en écrire une partie (les blagues), et aussi avec cette application (qui doit concerner la couverture du livre si j'ai bien compris, mais j'ai pas d'iPh*ne et je vis très bien avec mon HTC Tattoo !!! :)
On remarque aussi des clins d'œil aux copains de la Ligue de l'Imaginaire (M. Chattam, F. Thilliez, H. Loevenbruck).
Quelques incohérences aussi, notamment celle où Isidore parle du PRAUB (un jeu pour le moins étrange...) avec Lucrèce page 189 et page 273, toujours en parlant avec elle, il ignore ce que c'est... plus quelques étourderies dans les dates.

Werber recycle, réutilise, comme souvent, mais là, chez moi en tout cas, ça ne prend pas. Les personnages sont moins attachants que dans les 2 premiers opus (j'aurais peut-être dû les relire avant d'ailleurs), l'histoire moins mystérieuse car vue, en partie, dans la nouvelle ; même la mise en abyme s'abîme car trop soulignée, pas assez subtile.
Quelques longueurs aussi, qui cassent trop le rythme, et des incursions dans la cervelle de Lucrèce un peu trop nombreuses.
Oui, je suis un peu déçue de ce roman, parce que bon sang, j'ai passé de bons moments avec d'autres du même auteur, et puis là, ça ne prend pas :(.
M'enfin, heureusement, B. Werber ne s'est pas tourné vers un titre simple, et pourtant tentant, comme "Mort de rire", voire, pire, "MDR" et a su rester werberien avec un joli "Rire du Cyclope" :)

Par contre, comme dans 90 à 95% de sa production, Werber évoque Edgar Poe dans son livre (page 389), et ça, j'aime ! :)

Alors une question se pose à moi...
Est-ce que mes goûts de lecture ont changé ? Est-ce qu'ils ont évolué à force de lire ?
Est-ce que mon sens critique s'est accru ?
Ou bien y a-t-il eut réellement une baisse de régime de la part de Werber ?

Les deux peut-être ?

Et vous avez-vous remarqué un changement dans votre appréciation ou non de certains genres, auteurs, saga ?