mercredi 17 novembre 2010

Seconde chance ?

"L'Homme sans âge", de Francis Ford Coppola, avec Tim Roth, Alexandra Maria Lara, Bruno Ganz, etc. et une apparition de Matt Damon.
(J'ai failli appeler mon article Lost in Translation, rapport à la filiation entre les réalisateurs et à la linguistique très présente dans les 2 films :D )

1938, Dominic Matei est un vieux professeur roumain de linguistique proche de la sénilité. Un jour, en traversant une rue, il se fait terrasser pas la foudre.
A l'hôpital, les médecins n'en reviennent pas : non seulement il a guéri très vite, mais en plus une nouvelle dentition lui pousse...
Lorsqu'ils apprennent qu'en plus il est censé avoir 70 ans, cet homme qui en paraît à peine 40, les médecins sont encore plus sidérés. Et les scientifiques nazis s'intéressent de près au phénomène...
Dominic, de son côté, se découvre des dons surhumains, en plus de sa guérison ultra-rapide et de son rajeunissement, sa mémoire s'est décuplée et il parle couramment plusieurs langues qu'il ne connaissait pas avant, et d'autres choses qu'il découvrira plus tard.
Il réussit à échapper aux nazis et se réfugie en Suisse, où ses derniers le retrouvent...

Bon, je m'arrête là, sinon je vais raconter tout le film... et ce serait dommage si vous ne l'avez pas encore vu.

Film dramatique, fantastique, onirique, psychologique... difficilement classable, mais ô combien captivant. Alors d'accord, les effets spéciaux--peu nombreux--ne sont pas folichons, mais ce n'est pas non plus le but du film.
Le thème du double, du doppelgänger est très présent, ce qui rappelle des histoires comme "Le Horla" de Maupassant ou "William Wilson" de Poe ; mais aussi, celui de l'homme transformé en sur-homme, comme on peut le voir dans des super-productions à la "Spiderman" ou "Hulk" (où, d'ailleurs Tim Roth a joué aussi...) Ces deux thèmes étant fortement liés, car tous les super-héros des comics ont en somme 2 personnalités.
Surper-héros sous la Seconde Guerre Mondiale, donc, ce Dominic Matei est aussi un chercheur qui semble avoir une nouvelle chance de réaliser ses rêves : découvrir le tout premier langage, et d'être avec la femme qu'il aime.

Tiré d'un livre de Mircea Eliade Le Temps d'un centenaire, que j'ai bien envie de lire du coup, je vous recommande vivement ce film !







mardi 16 novembre 2010

La "nouvelle" orthographe recommandée

Voici la "nouvelle" orthographe recommandée (mais pas imposée) [réforme de 1990] !


Si vous voulez la télécharger, c'est par là : http://www.orthographe-recommandee.info/miniguide.pdf

En gros, les règles d'orthographe sont plutôt simplifiées, et les changements ont été réfléchis.
Bien sûr, quand ça fait 20, 30, 40, 50 ans, etc. qu'on l'a apprise cette orthographe française, il est difficile de s'en défaire... Mais bon, une langue évolue toujours !

Et puis de toute façon, il y en a tellement qui l'ignorent complètement que ça va passer au-dessus de la tête de beaucoup...




lundi 15 novembre 2010

Carton rouge


Dans quelques jours, je vous livrerai quelques photos du marathon d'Orléans (42,195km sous la pluie et le vent) qui a eu lieu hier, le 14 novembre...

Mais avant cela, j'ai besoin de pousser un coup de grrrrr contre l'organisation, ou plutôt surtout contre un organisateur, un monsieur à moustache sur se moto, je ne sais pas son nom...
Aucun respect, aucune jugeote, ce monsieur !
J'explique.
Je suivais la course en vélo, pour prendre des photos et encourager mon homme, mon frère et les autres participants du club. A pied, ce n'est pas possible de se déplacer plus vite qu'eux (enfin pour moi :D) et en voiture pas très pratique.
Eh bien cette personne m'a interpellée, pas bonjour, pas s'il vous plaît, pas merci : "Eh vous, vous sortez du parcours avec votre vélo !" (voire "vous dégagez du parcours", je ne sais plus très bien) Alors moi je lui réponds que je prends des photos. "J'veux pas le savoir, je veux plus vous voir sur votre vélo ou bien je mets un carton à l'équipe d'Amilly !" (J'avais eu le malheur, pour être plus visible des automobilistes, de mettre une chasuble du club... :/ )
Bref, je suis descendue de vélo et ai fait, ensuite, une partie du parcours en sens inverse. Et quand ils ont eu fini le 1er tour, j'ai refait un petit bout de chemin (j'avais enlevé chasuble et casquette, au cas où l'aut' (oui, moi non plus je ne respecte pas les gens quand ils me parlent comme ça !) me recroiserait.)
Surtout que je n'accompagnais personne, je n'aidais ni ne ravitaillais personne, je prenais juste des photos, arrêtée sur le bord de la route, les ayant dépassés un peu avant, et je les encourageais au passage... Le truc, c'est que :
1- d'autres personnes accompagnaient carrément leur coureur à côté à vélo, les aidant de temps en temps en leur donnant à boire ou à manger (ce qui est interdit) et en même temps en les traînant gentiment sur quelques mètres (ce qui est d'autant plus interdit...), mais eux, ils ont pu rester sur le parcours !!!
2- des voitures, bien plus dangereuses que les vélos, avaient le droit de circuler. J'en ai même vu une se rabattre quasiment sur les coureurs car une autre arrivait en face...

Voilà, 'fallait que ça sorte...

A part ça par contre, je pense qu'il faut féliciter les secours car ils avaient l'air très réactif.


Ainsi que la personne en charge des photos sur Infosport Loiret car dès le lendemain (aujourd'hui donc), beaucoup de photos étaient déjà en ligne !

dimanche 14 novembre 2010

On est dans une pub !

Le photographe du mariage nous avait dit qu'il utiliserait des photos du mariage pour le Salon de la photographie ce mois-ci (cétait du 4 au 8 novembre).
Et nous sommes aussi dans une de ses pubs :

samedi 13 novembre 2010

The Night of 100 Poes

La Nuit des 100 Poe, ça se passe à Baltimore, le samedi 20 novembre prochain, de 19 à 23h (heure locale).
Qu'est-ce que c'est ?
Eh bien, c'est une soirée spéciale qui réunit 100 personnes (au moins) déguisée en Edgar Poe. Un concours du meilleur déguisement aura lieu (sauf pour les Poe professionnels et pour Poe lui-même, qui n'ont pas le droit de participer... :p)
3 catégories :
- Le meilleur déguisement chez les hommes ;
-Le meilleur déguisement chez les femmes ;
- Et le meilleur déguisement représentant un personnage de Poe.
(Tous les renseignements par ici)

A part cela, au programme, 3 films :
"The Tell-Tale Heart", "The Black Cat" (avec Bela Lugosi & Boris Karloff), "The Masque of the Red Death" (avec Vincent Price).
Suivis d'une discussion sur les films.


C'est gratuit, mais il faut réserver. Par ici.


L'adresse :
Westminster Hall
519 W. Fayette Street
Baltimore, MD 21201



(En photo, une image tirée d'un épisode des "Gilmore Girls" : "A Tale of Poes and Fire"/
"Le Corbeau et l'incendie" (saison 3, épisode 17), où se déroule un concours d'interprétation 
du "Corbeau" ("The Raven"), avec des sosies de Poe ;).)

vendredi 12 novembre 2010

Rejeté

Cela faisait longtemps que je me disais devoir lire La Métamorphose de Franz Kafka.
Comme j'en ai parlé , je me suis acheté le livre, aux éditions Seuil, collection L'École des lettres.
Et je l'ai lu le 1er novembre dernier.


C'est en fait une nouvelle ; et le livre contient en plus une petite analyse du texte ainsi qu'une chronologie biographique succincte de Kafka.
Gregor Samsa est un jeune homme qui travail comme commercial, voyageur d'affaire plus précisément ; il vit chez ses parents, avec sa sœur, et c'est lui qui pourvoit aux besoins financier de la famille.
Mais un matin, il se réveille en retard alors qu'il doit prendre le train. Il s'aperçoit que son corps a changé : un ventre lisse, des tas de pattes qui gigotent dans tous les sens... Mais ça ne l'effraie pas plus que cela. Son obsession est plutôt que ses supérieurs vont lui en vouloir férocement de ne pas être allé travailler aujourd'hui.
Un peu plus tard, le fondé de pouvoir de la société où il travail vient en personne trouver une explication à son absence. Et ils finissent tous, le fondé de pouvoir et la famille Samsa, par découvrir l'insecte qu'est devenu Gregor.
C'est la panique !
Mais pour Gregor, le plus tragique, c'est qu'il ne pourra plus faire vivre sa famille ; famille qui dorénavant a tendance à être horrifiée par sa simple présence...

Histoire fantastique, métaphore autobiographique ? On apprend, dans la petite analyse située après la nouvelle, que Kafka n'aimait pas cette histoire, surtout parce qu'il l'avait écrite de manière saccadée. On ressent en effet certaines coupures, quelques décalages dans le texte.
Mais on y retrouve tout de même l'essence de Kafka (bon, je dis ça, mais je n'ai lu que Le Procès à part celui-là...), c'est tout du moins une espèce d'impression qui fait que l'on ressent être en train de lire du Kafka : une certaine naïveté dans le personnage principal, une certaine candeur face à l'adversité...

Bref, Kafka n'aimait pas, mais il a tout de même su créer une atmosphère bien particulière, étrange et triste, qui emporte facilement le lecteur.


jeudi 11 novembre 2010

Série d'automne II

Comme promis, la suite des photos d'automne...
Après les champignons, les jolies feuilles :

Le 26 octobre :





Et le 1er novembre, lors d'une éclaircie où les feuilles dorées au soleil étaient particulièrement colorées :








(Avec celle-là, j'ai failli me cramer les yeux. J'ai eu des taches vertes et violette sur la rétine pendant près de 10 minutes !)

mercredi 10 novembre 2010

J'adore l'eau

Eh oui, bientôt, l'eau sera une denrée rare... Et Jean-Claude Van Damme l'a bien compris :




J'adore sa manière de le dire et de le ressentir...

Il est trop fort ce Jean-Claude !
JCVD powa'!

mardi 9 novembre 2010

Sur la trace des origines

L'été dernier, lorsque que j'ai lu Le Premier jour, de Marc Lévy (Pocket), la rubrique "J'ai enfin lu" n'existait pas encore. Je ne vous en ai pas parlé.

J'ai lu la suite : La Première nuit, de même auteur, et je vais vous en parler.

Suite quasi directe du premier roman, La Première nuit et ses 2 héros, Adrian et Keira, nous emmènent à travers l'Europe, l'Asie et L'Afrique à la recherche d'objets mystérieux qui semblent pouvoir révéler un grand mystère sur l'Univers ou sur l'humanité...
Mais un groupe international secret veut les en empêcher par tous les moyens ; ainsi, à la fin du premier roman, Keira a disparu en Chine et Adrian, chez sa mère, en Grèce, s'aperçoit grâce à une photo que la femme de sa vie est peut-être encore en vie. Il part la retrouver.
C'est là que commence le second roman.

On sent que le texte est plus travaillé que dans les précédents romans (le seul que je n'ai pas lu est Les Enfants de la liberté), la dynamique est plus intense aussi, et l'intrigue semble porter sur une échelle plus universelle.
Vers la fin, le contexte ressemble presque à du Werber...

A part quelques petits loupés [un paragraphe au présent au milieu du roman alors que tout le reste est au passé (sauf le début, mais ça, c'est normal), une explication scientifique très tirée par les cheveux à la fin, concernant les acides aminés et les chromosomes...], à part ça, disais-je, le roman est plutôt bien ficelé et attrayant.





lundi 8 novembre 2010

Carte du marathon d'Orléans

Le 14 novembre prochain aura lieu le marathon d'Orléans (Orléans La Source).
Mon homme et mon frère y participeront.
Alors bon, un marathon, c'est long (+ de 42 km), alors sur un petit plan, on ne voit pas bien, surtout lorsqu'il y a 2 tours...




J'ai donc voulu un plan en grand, une "belle" carte !
Direction Google Earth où j'ai fait une multitude de captures d'écran ; réduites de plus de moitié, de les ai imprimées (sur des dos de feuilles déjà utilisées), puis tel un puzzle, j'ai assemblé les "pièces"...





Et voilà !



dimanche 7 novembre 2010

Electron libre



"Hors de contrôle", de Martin Campbell, avec Mel Gibson, Ray Winstone, Danny Huston, Bojana Novakovic, etc. est un film tiré d'une série des années 80' ("Edge of Darkness", réalisée par ce même réalisateur) ; c'est l'histoire d'un flic de Boston, Thomas Craven, qui retrouve sa fille de 25 ans, Emma, partie travailler depuis plusieurs mois dans une entreprise sur la recherche nucléaire.
Elle semble malade et lorsque qu'ils partent pour l'hôpital, elle se fait tirer dessus à gros calibre. Elle meurt, tout le monde pense que c'est Thomas qui était visé... Mais ce dernier découvre une arme dans les affaires de sa fille et il commence à penser que c'était bien elle qui était visée.
Totalement déconnecté de la police, il veut enquêter de son côté, en électron libre, pour découvrir pourquoi on a assassiné sa fille...

Rien de bien mystérieux, il est révélé assez vite ce qui s'est vraiment passé. Ce n'est pas le but du film.
Mise en scène, cadrages et prises de vue plutôt basiques, rien de bien extraordinaire... Est-ce pour rappeler les années 80' de la série originale ?

Par contre ahlala, ça démonte un peu le système américain (les lois, les magouilles,...), et ça, c'est pas mal.
Scènes parfois violentes, sanglantes, parfois prévisibles... Il faut surtout bien suivre, mais ne pas trop se poser de questions en se torturant l'esprit car on comprend l'ensemble à la fin.


samedi 6 novembre 2010

Série d'automne

L'automne c'est quoi ? Les feuilles d'arbres qui jaunissent et les champignons ! (dit pas très poétiquement...)
Bin voilà une série de photos sur le sujet car devant chez nous se trouve un tas (oui, oui, un tas) de champignons. Alors je les ai photographiés, et pendant que j'y étais, j'ai pris aussi quelques feuillages et épines; une note en 2 temps donc, tout d'abord les champipi, et dans une prochaine note, les feuillages (sinon, ça fait troooop long) :

C'était le 26 octobre dernier :
















Et le 1er novembre :


vendredi 5 novembre 2010

Six feet under

Edgar Poe l'a écrit, Quentin Tarantino l'a joliment tenté, Rodrigo Cortés l'a osé...
Je veux parler de "Buried", de Rodrigo Cortés donc, avec Ryan Reynolds... oui lui tout seul, avec d'autres acteurs prêtant leur voix via téléphone portable...
Car en fait, Paul Conroy, notre personnage principal et unique est enfermé dans une espèce de cercueil, enterré, avec un Zippo, un téléphone portable réglé en arabe (oui, je ne vous avais pas dit : il travaille en tant que camionneur en Irak et a été pris en otage) chargé à moitié...
Il respire mal, il a chaud, et est très sensible au stress. De plus, on ne croirait pas, mais il peut s'en passer des choses, enfermé sous terre dans un espace d'environ 1m³...


Je ne vous en raconte pas plus, ce serait vous gâcher le suspens. Parce que oui, il y a du suspens, de la tension et de l'oppression.
Confiné dans le cercueil avec Paul, on ressent sa peur et son angoisse, on vit avec lui la panique, la colère, la résignation, l'espoir,...

De plus, le réalisateur réussit à diversifier les façons de filmer, jouant aussi sur les multiples éclairages (flamme, lampe, téléphone,...) Je vous laisse apprécier par vous-même, si vous décidez d'aller le voir.
Un film spécial comme on n'en voit pas souvent... Franchement, moi je dis chapeau au cinéma espagnol !